Sortie de SPIDER-MAN : BRAND NEW DAY au cinéma – notre critique du film !

keeper918 Par Le Mer 29 juil 2026 à 17:11 0

Notre critique de Spider-Man : Brand New Day : Tom Holland rayonnant, un duo génial avec le Punisher, la réalisation de Cretton… et quelques faiblesses. Avis complet.

  ATTENTION SPOILERS  

Cette critique contient des spoilers. Une section finale, clairement signalée, aborde les révélations majeures du film. Si vous n'avez pas vu le film Spider-Man : Brand New Day, actuellement diffusé dans les salles de cinéma, soyez vigilants au contenu cet article.

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Cinq ans après No Way Home, Peter Parker revient seul, oublié de tous, dans un film qui porte remarquablement bien son nom. Sous la direction de Destin Daniel Cretton, Spider-Man : Brand New Day offre au Tisseur la renaissance visuelle et humaine qu'on n'espérait plus, sans échapper à quelques facilités qui l'empêchent vraiment de décoller vers les sommets.

Ma note ?  8,25 / 10

Smbnd trailer boomerang

Des personnages portés par un duo inattendu

Commençons par ce qui fait battre le cœur du film : ses personnages. Peter Parker rayonne. C'est enfin le héros fort, indépendant et pétri de valeurs qu'on attendait depuis longtemps, et Tom Holland continue de camper son personnage à la perfection. Les doutes et l'incertitude sont toujours là, mais ils habitent désormais un Spider-Man bien plus virevoltant qu'à son habitude, dans des décors grandioses.

L'évolution de sa « mutation arachnéenne » est intéressante, humainement parlant, même si le climax de sa perte de contrôle fait un peu pétard mouillé. On aurait aimé aller un cran plus loin, mais on se doute que des limites visuelles rendaient impossible une véritable inspiration Man-Spider (quand Spider-Man se change en une véritable araignée géante). Le passage où Peter tient MJ au-dessus du vide reste néanmoins un moment fort lié à tout cela.

Mais la vraie surprise, c'est le Punisher. Le Frank Castle de Jon Bernthal est, étonnamment, bien meilleur ici que dans son spécial ultra-violent sorti en mai (The Punisher : One Last Kill). Ce Punisher plus « édulcoré » sied parfaitement à l'intrigue, et surtout sa relation avec Peter est géniale. On sent enfin une évolution du personnage, permise par le deuil acté de sa famille dans le spécial, sans que le film ne l'occulte pour autant. Son côté brut de décoffrage reste intact : c'est la signature de l'incarnation Bernthal. Et c'est peut-être l'amitié réelle entre Bernthal et Holland qui transpire à l'écran, rendant la dualité entre les deux personnages prenante du début à la fin. C'est aussi, il faut le dire, le seul ancrage vraiment réussi de Spider-Man à l'environnement criminel et héroïque de New York que propose le film.

Autre révélation : Sadie Sink. Les rumeurs se sont confirmées, elle est absolument géniale dans le rôle d'une Jean Grey novice et remplie de rancunes. On demande instantanément à en voir plus, et la relation qu'elle développe avec Peter est totalement inattendue. Le choix de l'introduire ici, sans aborder frontalement la thématique des mutants mais en embrassant pleinement celle de la différence, est bien exécuté, même si son origin story apparaît presque totalement réécrite, loin de ces congénères ; ceux qui sont vraiment en mesure de l'accueillir.

Côté MJ, Zendaya parvient à se démarquer malgré un temps d'écran restreint, comme elle avait commencé à le faire un petit peu, à mon sens, dans No Way Home. Le statu quo hérité de la fin du précédent film permet de belles scènes sur l'oubli et la mélancolie. Mais ce développement reste à la marge : ses 4 années sont à peine évoquées, et son avenir demeure en suspens, encore trop ouvert à un retour en arrière romantique. Ned, lui, n'évolue quasiment pas. Son passage à l'âge adulte pourrait presque caricaturalement se résumer à « j'achète de l'alcool ». Bon…

Reste Hulk, au rôle très limité et à l'évolution trop neutre. On a l'habitude me direz vous… Le professeur Banner très classique finit par redevenir le Hulk violent et incontrôlable qu'on aimait tant, et quel plaisir, après des années de Prof Hulk bridé et parfois ridicule. Mais le film n'offre aucune garantie sur la pérennité de ce retour. Un développement, une fois de plus, complètement déstructuré, même s'il n'est ici, pas raté.

Un scénario généreux mais inégal

Le film souffre de quelques ventres mous. On passe parfois abruptement de développements rapides autour de la mutation de Spidey à son retour vers MJ, puis au dénouement autour du personnage de Sadie Sink. Les passages avec MJ sont plutôt bien écrits, mais parfois longs.

Le postulat « le monde a oublié Peter » est bien là : Peter est seul, le monde a avancé. Mais le film passe trop vite sur la manière dont Peter lui-même a vécu ces 4 années en dehors de ses activités de Spider-Man. Cette ellipse, combinée au traitement expéditif de certains méchants — Tombstone n'a droit qu'à une scène d'une minute, Tarantula et Boomerang apparaissent 2 secondes, déjà vues dans les trailers — rend le saut temporel de 4 ans peut-être excessif.

Et surtout, point noir majeur pour la cohérence du street-level du MCU : 4 ans se sont écoulés à New York, Wilson Fisk est devenu maire dans Daredevil: Born Again… et le film n'en dit pas un mot. On se disait que l'explication absente de Born Again arriverait ici. Rien du tout. En outre, on fait comme-ci de rien n'était et on passe à autre chose. Il fallait vraiment mieux faire. C'est peut-être un détail pour vous, mais un vraie déception pour moi.

Les antagonistes cristallisent l'autre grande faiblesse. Le Damage Control n'a jamais eu de carrure et semble pourtant promu organisation n°1 de surveillance des héros et vilains, loin de sa vocation d'origine. Ce nouveau rôle n'est jamais assumé (et ce depuis un moment déjà…), son directeur débarque de nulle part, et il entraîne dans sa chute qualitative les ninjas de La Main, réduits au rang de figurants alliés à une organisation gouvernementale jamais crédible. D'où sortent-ils ? Pourquoi cette alliance ? C'est l'un des plus gros points faibles du film. Le Scorpion, lui, sert surtout l'intrigue liée au personnage de Sadie Sink — quelques chorégraphies très sympathiques, mais guère plus. J'en attendais pas énormément, mais là, il y aura de la friction légitime chez certains.

L'humour, en revanche, est très bien dosé, à une exception près, qu'on abordera en zone spoiler.

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Cretton, le réalisateur qui redore le blason visuel de Spider-Man

Destin Daniel Cretton (Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux) est génial. Il insuffle un véritable « brand new day » : tout est soigné, tout est mieux, au point de reléguer la proposition de Jon Watts au rang de travail d'amateur. Sévère, mais tristement implacable. Certains passages aériens rappellent le Marc Webb de The Amazing Spider-Man, et l'ensemble est dosé avec beaucoup d'âme et de générosité.

Pas de séquence d'action qui écraserait les autres : c'est l'ensemble qui impressionne. Toutes les scènes de virevolte sont savamment pensées et exécutées, avec beaucoup de clarté et de belles chorégraphies. Peut-être que certains n'y trouveront rien de révolutionnaire ou d'exceptionnel, il faut vraiment se mouiller la nuque vis-à-vis des trois précédants films. La photographie, plus chaude et plus claire, tranche avec l'ère Watts. Les VFX sont réussis, notamment sur Hulk. Et New York, enfin, est superbement représentée.

Solitude et différence : de belles thématiques, sans coup d'éclat

Au fond, Brand New Day parle de solitude et de différence. C'est bon, sincère, mais pas exceptionnel : sur la solitude, un film comme Thunderbolts* reste la référence du genre, et ce film ne l'atteint pas. La mélancolie du film tient surtout à son rapport aux épisodes précédents — au poids de cette fin de No Way Home qui a effacé Peter Parker de toutes les mémoires. Le film réserve tout de même quelques vrais bons moments d'émotion, difficiles d'aborder sans entrer trop dans le spoiler.

Une partition aux abonnés absents

C'est la vraie déception technique du film : aucune musique marquante. Beaucoup de passages sont même dépourvus de toute musique — notamment les scènes avec MJ, où ce silence se remarque. Et le traitement du thème principal de Michael Giacchino est ici vraiment décevant. Rien qu'en écoutant le thème principal à part, on s'interroge vraiment.

Le meilleur Spider-Man du MCU

Sans hésiter : Brand New Day est le meilleur film Spider-Man du MCU. La comparaison avec les ères Raimi et Webb demandera bien plus de recul, mais dans la saga Holland, il domine.

Et paradoxalement, son isolement lui va bien. Aucun lien avec Avengers: Doomsday, aucun Multivers, pas même une piste — et tant mieux : les fans ne voulaient plus de film « Multivers » pour Spider-Man, mais un héros street-level, assumé et indépendant. C'est exactement ce que le film livre… même si l'ancrage dans l'écosystème new-yorkais hérité des ex-séries Netflix reste raté : zéro lien avec Daredevil, zéro explication sur le retour de La Main.

Qu'est-ce qui retient ce film de dépasser cet avis actuel ? Les petits manques évoqués, des facilités scénaristiques ou un manque d'ambition, une confiance désormais limitée envers le duo de scénaristes Chris McKenna et Erik Sommers — et l'absence, au bout du compte, d'un affrontement digne de Spidey face à un méchant classique de son univers. Ce qui le rend indispensable ? Un Tom Holland rayonnant, un Spider-Man qui renaît à 100 % sous la direction de Destin Daniel Cretton, et une relation avec le Punisher aussi insoupçonnée que réjouissante.

Et vous, où classez-vous Brand New Day parmi les films Spider-Man ? Dites-le-nous en commentaires — et retrouvez la note du film sur Marvel Review.

Zone spoiler — ne lisez pas avant d'avoir vu le film

Histoire d'évoquer tous les points du film, allons vers des éléments bien plus spoilants. Yelena Belova est peut-être la seconde surprise du film derrière Jean Grey. Sa présence fonctionne d'un point de vue apport à l'univers, mais c'est sur ses passages que l'humour, ailleurs très bien dosé, l'est moins. Je ne dirais pas que c'est raté, mais j'y ai moins accroché. Moins que les passages humoristiques qu'elle a, par exemple, pu avoir avec Kate Bishop dans Hawkeye.

Le dénouement n'est pas totalement à la hauteur : Spider-Man prend une balle du Punisher pour sauver Jean et survit à l'hôpital. C'est sympathique sur le papier, mais les conséquences sont au final inexistantes pour le héros — le directeur du Damage Control prend la fuite, Jean aussi, et sur le scope Spider-Man lui-même, rien ne change vraiment. Pas d'évolution nette pour le héros au terme du récit. Du côté de Peter Parker, on revient quasiment à un statu-quo post No Way Home aussi…

La scène post-générique est décevante : Spider-Man se retrouve quelque part loin dans l'espace, et le teasing s'arrête là. Difficile de la relier à quoi que ce soit — pas à Doomsday dans l'immédiat. Peut-être à Secret Wars et à un hypothétique Battleworld créé par Fatalis ? La scène suggère en tout cas un éloignement spatial, pas un autre univers.


Après le succès mondial de Spider-Man: No Way Home, Spider-Man: Brand New Day marque un tout nouveau chapitre pour Peter Parker et Spider-Man. Quatre ans se sont écoulés depuis les événements de No Way Home, et Peter, désormais adulte, vit seul, s’étant volontairement effacé de la vie et des souvenirs de ses proches. Luttant contre le crime dans un New York qui ne le reconnait plus, il se consacre entièrement à la protection de sa ville — un Spider-Man à plein temps — mais à mesure que les responsabilités s’intensifient, la pression provoque une transformation physique surprenante qui menace son existence, tandis qu’une étrange nouvelle vague de crimes donne naissance à l’une des menaces les plus redoutables qu’il ait jamais affrontées.

Le film Spider-Man : Brand New Day est réalisé par Destin Daniel Cretton et est sortie le 29 juillet 2026 au cinéma. On retrouve au casting Tom Holland dans le rôle de Peter Parker/Spider-ManZendaya dans le rôle de Michelle Jones-WatsonSadie SinkJacob Batalon dans le rôle de Ned Leeds, Jon Bernthal dans le rôle de Frank Castle/PunisherTramell Tillman dans le rôle de Bill MetzgerMichael Mando dans le rôle de Mac Gargan/le Scorpion et Mark Ruffalo dans le rôle de Bruce Banner/Hulk.

Critique Films Spider-Man (univers) Spider-Man : Brand New Day

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