Critique

  • Spider-Man : Far From Home – Sortie et critique du film !

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    Il va falloir attendre un bon petit moment avant de revoir un film Marvel Studios au cinéma, alors savourons ce Spider-Man : Far From Home ! Mais que vaut réellement le film ? Et bien, ce Far From Home est meilleur qu'Homecoming. Il s'appuie sur ce qui a été bâti pour Peter dans Homecoming, Infinity War et Endgame, reprend les principes posés par Jon Watts pour la trilogie sur l'Homme-Araignée, et étend un petit peu plus le spectre des éléments proposés à l'écran. Mais pas trop non plus. Les éléments dramatiques sont présents grâce à la mort d'Iron Man et le côté spectaculaire est assuré par un troisième acte nettement plus solide.

    L'histoire de ce Spider-Man : Far From Home est quelque peu prévisible, à l'inverse d'Homecoming où le twist autour d'Adrian Toomes était intéressant et relativement bien construit. Les débâts autour du meilleur acteur qui campe ou qui a campé le rôle de Peter Parker seront interminables. Mais force est d'admettre que Tom Holland crève l'écran, une fois de plus. Son Peter Parker est touchant, attachant et on aime le voir grandir. Peut-être qu'on souhaite que tout cela aille plus vite, mais à l'heure où le MCU encaisse la disparition de Tony Stark et Steve Rogers, profitons de tout le développement accordé aux personnages. La petite faiblesse est autour de Spider-Man, bridé dans les scènes d'actions ... peut-être à cause de sa présence en Europe. Décors magnifiques mais moins spectaculaires que pourraient l'être ceux de Manhattan. Néanmoins, le troisième acte permet de donner à Spider-Man un bon retour à sa splendeur. Par ailleurs, cette fois la place du Vautour est prise par Mystério, incarné par Jake Gyllenhaal. Celui-ci est excellent dans ce rôle et on sent vraiment son implication. Les multiples facettes du personnage permettent de faire ressortir toute sa grandeur, notamment à travers une scène d'anthologie qui n'a rien à envier à Doctor Strange. Le Maître des Illusions est bien là ! Malgré une partie qui pourra être qualifiée de prévisible, la transcription de Mystério, tant visuellement que par sa nature, est réussie. Zendaya, dans le rôle de ... MJ (?) est plus développée que précédemment mais pour le moment, difficile de se faire un avis définitif sur elle.

    Doit-on faire des reproches à ce film ? Absolument. Principalement pour la Iron Man-dépendance. Spider-Man ne peut pas décoller dans l'ombre de son mentor, et le film s'appuie encore beaucoup trop dessus. Évidemment, aborder la mort de Tony Stark et son héritage est indispensable au lendemain d'Avengers : Endgame. Mais malheureusement, comme le thème était déjà bien abordé dans Homecoming, la redondance commence à réellement se faire ressentir. On peut également s'attarder un instant sur le rôle de Nick Fury (Samuel L. Jackson). On sent qu'un vrai travail d'interprétation et d'écriture est lancé pour donner un nouveau souffle au personnage, surtout au lendemain de Captain Marvel. Mais décidement, le personnage est au coeur de beaucoup de mauvais coup dans le MCU et sa crédibilité prend un coup ... d'autant plus que sans S.H.I.E.L.D., on se demande toujours où réside l'intérêt du personnage. Ne parlons pas de Maria Hill (Cobie Smulders), encore et toujours anecdotique. On regretta aussi la construction lente souhaitée par Marvel Studios et Sony Pictures autour de ce Spider-Man. On pourrait avoir bien plus et plus vite. Une question se pose ? Si l'on garde ce rythme, y aura-t-il plein de films Spider-Man ? Si oui, le spectateur ne risque-t-il pas l'overdose ? 

    Malgré tous ces défauts, le troisième acte est plaisant et nettement plus réussi que beaucoup de fins de films proposées récemment par Marvel Studios, à commencer par Homecoming (ajoutons Black Panther, Captain Marvel ...). Un combat final spectaculaire introduit par une scène parmi les plus spectaculaire visuellement du MCU, cela fait plaisir ! Spider-Man : Far From Home est donc le film où l'on voit un Peter Parker à son apogée, mais pour Spider-Man, on peut nettement aller plus loin ! Arrêtons-nous un instant, pour conclure, sur les scènes post-génériques. Elles sont définitivement l'attraction principale du film une fois sorti de la séance. Et justement, il fallait certainement caser la première à la fin du film plutôt que dans le générique. Son impact aurait été encore plus majeur. Un impact et des conséquences qui pourront d'ailleurs diviser les fans. Mais ceux-ci seront ravis par l'immense clin d'œil qui nous est offert dans cette même scène. La deuxième scène est également superbe, mais peut porter encore un coup à la crédibilité de certains personnages du film ...


    Peter Parker et ses amis se rendent en voyage scolaire en Europe. Cependant, ils ne trouveront guère le temps de se reposer – Peter devra accepter d'aider Nick Fury à comprendre le mystère des créatures qui causent des catastrophes naturelles et de la destruction à travers tout le continent.

    Le film Spider-Man : Far From Home est réalisé par Jon Watts et sortira au cinéma le 3 juillet 2019 avec Tom Holland dans le rôle de Peter Parker / Spider-ManSamuel L. Jackson dans le rôle de Nick FuryZendaya dans le rôle de Michelle « MJ » JonesCobie Smulders dans le rôle de Maria HillJon Favreau dans le rôle de Happy HoganJacob Batalon dans le rôle de Ned LeedsMarisa Tomei dans le rôle de May Parker et Jake Gyllenhaal dans le rôle de Quentin Beck / Mystério.

  • Avengers : Endgame – Sortie et critique du film !

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    11 ans, 22 films interconnectés, des acteurs de renoms ... Voici le passé de l'Univers Cinématographique Marvel, un passé qui mène droit vers Avengers : Endgame, un blockbuster aux proportions démesurées qui doit conclure un univers immense, peut-être le plus grand de l'histoire du cinéma. Ces mêmes proportions démesurées feront de ce film quelque chose qu'on oubliera pas aussi rapidement (casting de folie, durée de 3 heures, budget de plus de 500 millions de dollars ...). Le but de ce film, universellement, est de conclure de façon grandiose ces onze années de films Marvel Studios : l'Infinity Saga telle qu'elle est officiellement appelée. Le contrat est rempli haut la main, mais en entrant dans la subtilité, le film n'est peut-être aussi parfait qu'on aurait pu l'espérer, et ce pour de multiples raisons, dont certaines sont paradoxales. Entrons dans le détail de l'analyse du film des frères Russo !

    Avengers : Endgame, c'est l'histoire d'un long scénario écrit pour les fans, comme une récompense pour tout ceux qui sont là à soutenir cet univers depuis plus de dix ans. Plus l'histoire avance, plus les frères Russo ont semés des éléments qui donnent le sourire ... tellement d'éléments qu'on pourrait presque garder ce sourire tout le long du film. En plus de cela, on retrouve bien évidemment la recette humoristique Marvel Studios, dont le dosage est comme d'habitude plus ou moins bien géré. Ces touches humoristiques sont par moment idéales pour détendre l'atmosphère, et feront parfois grincer des dents quand on cherche à s'immerger dans un film où le caractère est plutôt à la gravité. Le scénario est plutôt inédit, pas pour un film de super-héros, mais pour un film Marvel Studios. On prend le temps. Le temps pour les conséquences, les retrouvailles, les dialogues. Et déjà, Endgame se distingue de Infinity War. Là où le caractère était mis au côté épique continu et à la constance du danger tout au long d'Infinity War, ici, on travaille bien plus sur la psychologie des personnages, et plus particulièrement sur celle des 6 Avengers originaux, ainsi que sur le côté violent des scènes d'actions, moins présentes. C'est sûrement là un des premiers défauts du film, ce manque d'épique lors des combats, surtout lors de LA scène clé du film. Les combats sont courts, plus intenses. Mais avec le potentiel présent, on se devait d'aller plus loin. Heureusement que l'émotion atteint un niveau jusqu'alors inégalé.

    Malgré le fait qu'on prenne notre temps, certains moments sont rushés, trop rapides, voire même peu clairs ... Grossière erreur de ne pas avoir inclus la scène post-générique de Captain Marvel qui aurait permis de limiter le côté « tiens, comme par hasard ... » du début du film. Le scénario est bon. Et affirmer cela est difficile, d'autant plus que bon nombre de personnes seront probablement pas d'accord. Un an après Infinity War, les fans avaient quasiment tout imaginé. On se retrouve alors déçu par ce qu'on voulait : paradoxal. Mais ce fan-service est quelque part positif : on atteint la fin et l'objectif est que cette fin demeure mémorable. Pour qui ? Les fans. Et c'est là LE point négatif du film, s'il en est un. Le film a été pensé pour ces personnes-là. Une personne extérieure à l'univers sera probablement déçue par le manque de combat, le bla-bla entre les personnages, la longueur du film ... Pour percevoir tout ce que le film offre, il faut être immergé totalement dans l'univers. Néanmoins, le positif reste au dessus ! La pléiade de stars à l'écran fait vendre du rêve. Jamais Robert Downey Jr. (Tony Stark / Iron Man), Chris Evans (Steve Rogers / Captain America) et Jeremy Renner (Clint Barton / Hawkeye) n'auront autant brillés derrière la caméra ! Petit coup de gueule pour Chris Hemsworth (Thor), et avant tout pour les scénaristes. Depuis Thor : Ragnarok et le changement radical du personnage, les scénaristes ne savent pas quoi faire du personnage. L'idée de base est logique et bonne, mais l'exécution chaotique. Il est réellement temps de trouver le compromis entre 'sérieux' et 'déconne' pour ce personnage, qui n'est malheureusement plus très crédible.

    En conclusion, Avengers : Endgame est évidemment une réussite. Il était impossible d'en faire autrement et cela se traduira par la trace que va laisser le film dans cet univers, ou encore les records de box-office qui vont tomber les uns après les autres. Mais Avengers : Endgame n'a été pensé que sous un angle et pour un spectateur : le fan. Pour lui, le voyage est bouclé d'une façon extrêmement forte, émotionnelle et marquante. Pour une autre personne, peut-être que la déception sera présente et que la durée restera au travers de la gorge. Mais une chose est sûre ... Nous sommes redevables aux créateurs, aux acteurs, aux scénaristes pour tout cet univers. Merci à Kevin Feige pour ces 11 années de service, merci aux frères Russo d'avoir accepté de mener ce défi jusqu'au bout et de s'être impliqués de cette façon. Et surtout, quoi qu'en diront certaines personnes, vivez votre passion. Vous n'avez rien à prouver et aucun comptes à rendre. Les avis sur le film et le MCU seront divers et multiples, mais le mépris placé dans certains de ces mêmes avis envers les fans est déplacé et détestable, preuve que notre monde peut faire preuve de violence gratuite. Vive la passion, vive Marvel et vive le MCU !

    Les points positifs Les points négatifs
    • L'émotion, présente comme jamais auparavant dans un film du MCU
    • Le fan-service à outrance qui passe parfaitement
    • Un hommage de 3h à l'ensemble du MCU
    • Des rêves qui se réalisent à l'écran
    • Robert Downey, Jr., Chris Evans et Jeremy Renner exceptionnels
    • Une jonction de séries vers films
    • Un film pensé uniquement pour les fans ...
      • ... et de ce fait une durée trop longue
    • Le traitement de Thor et de Hulk
    • Passages manquants dans le film
    • Le côté épique légèrement manquant dans le combat

    Le déroulement des évènements dramatiques mis en place par Thanos qui ont éradiqué la moitié de l'univers et fracturé les rangs des Avengers obligent les Avengers survivants à prendre position pour une ultime bataille dans la grande conclusion de vingt-deux films de Marvel Studios, Avengers : Endgame.

    Le film Avengers : Endgame est réalisé par Joe et Anthony Russo et est sorti au cinéma le 24 avril 2019 avec Robert Downey Jr. dans le rôle de Tony Stark / Iron Man, Chris Evans dans le rôle de Steve Rogers / Captain AmericaChris Hemsworth dans le rôle de ThorScarlett Johansson dans le rôle de Natasha Romanoff / Black WidowMark Ruffalo dans le rôle de Bruce Banner / HulkJeremy Renner dans le rôle de Clint Barton / HawkeyeBrie Larson dans le rôle de Carol Danvers / Captain MarvelDon Cheadle dans le rôle de James Rhodes / War MachineBradley Cooper dans le rôle de Rocket Raccoon, Karen Gillan dans le rôle de Nebula et Josh Brolin dans le rôle de Thanos.

  • Ant-Man et La Guêpe – Sortie et critique du film !

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    Ant-Man et La Guêpe – Sortie et critique du film !

    Par Lucas VAURIE  –  le 17 juillet 2018

    Dernier blockbuster (ou mini-buster) de l'année pour Marvel Studios, Ant-Man et La Guêpe est sorti avec quelques semaines de retard en France dans les salles obscures.

    Critique garantie sans spoilers !

    Passer après Avengers : Infinity War aurait pu paraître difficile, mais après deux blockbusters sérieux, Marvel peut légitimement retourner à une ambiance plus adoucie avec Ant-Man et La Guêpe. Impossible de comparer Ant-Man et La Guêpe à Avengers : Infinity War, il n'y a strictement rien en commun et ce serait une erreur de le faire. Il faut comparer aux suites de l'Univers Cinématographique Marvel, mais aussi au premier Ant-Man. L'ambiance n'a pas changée : mené par un Luis déjanté et un Scott Lang toujours aussi absurde, Ant-Man et La Guêpe ne se prend pas énormément au sérieux. L'intrigue est convenable mais dans la même trempe que le premier Ant-Man. L'ensemble est donc sympathique, mais ne fait pas pour autant un film marquant au sein du MCU ni même dans le genre super-héroïque : une intrigue banale, des bonnes scènes d'actions et on passe à la suite. Rien de surprenant, et rien de révolutionnaire. 

    Du côté des personnages, Ant-Man (Paul Rudd) et la Guêpe (Evangeline Lilly) se partagent l'affiche ... oui et non. Hank Pym (Michael Douglas) est tout aussi présent et c'est une bonne chose. Néanmoins, une tristesse nous reste au travers de la gorge ... une Guêpe fade de part son actrice, mais aussi de part son costume. Si le costume avait été gris, tout aurait été pareil. C'est triste. Scott Lang reste égal à lui-même. Toujours héroïque malgré des choix loufoques, parfois égoïstes et finalement pas assumés, ce qui le rend héroïque. Difficile néanmoins de cerner une évolution dans le personnage, là où c'est flagrant pour Tony Stark dans Iron Man 2 ou Steve Rogers dans Captain America : Le Soldat de l'Hiver. Espérons que le scénario soit similaire à celui de Thor où il aura fallu attendre un troisième opus pour développer le personnage. Le bon point est – comme pour Ant-Man – attribué à Hank Pym ... Michael Douglas parvient à rendre à l'écran un personnage important des comics de façon antipathique et attachante à la fois. Pas grand chose à dire pour Bill Foster (Laurence Fishburne) ou Janet van Dyne (Michelle Pfeiffer). Luis (Michael Peña) est quant à lui toujours aussi redoutable et efficace dans l'humour.

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    Du côté des antagonistes, il y avait fort à faire après le bon rebond de qualité des antagonistes depuis le Vautour dans Spider-Man : Homecoming. La charge a donc été confiée à Hannah John-Kamen dans le rôle du Fantôme. Il faut dire que l'actrice jette un lourd charisme dans ses scènes, mais que le développement du 'méchant' retourne dans ses travers habituels ... à savoir qu'il manque tout simplement de développement. Néanmoins, les motivations du 'méchant' sont logiques et compréhensibles. Mais le manque de développement entraîne un problème du côté spectateur, on s'identifie moins au personnage qu'un Vautour, qu'un Killmonger ou qu'un Thanos. Saluons les scènes d'actions, drôlement bien réalisées qui sont LE véritable point du film. Un spectacle bien sympathique qui surclasse Ant-Man ici. Bonne amélioration pour le réalisateur Peyton Reed. Et que dire de la fameuse Dimension Quantique tant attendue ... C'est coloré, c'est grand, c'est beau ... Tout ça pour ne rien montrer ? Pour le coup, très mauvais point. Du côté de la bande-son, on remixe la bande originale du premier film en une dizaine de versions sans se fouler. 

    En bref, Ant-Man et La Guêpe assure le divertissement sans se prendre la tête, mais n'ose strictement rien. Sans les superbes scènes d'actions et les liens avec le futur du MCU, on se mets à imaginer ce qu'est le film ... d'une grande tristesse. La Guêpe représente peut-être la plus grosse déception du film. Hope van Dyne était fade dans le premier opus, et le reste dans le second. Au sein de dizaines d'autres Avengers, comment ce personnage peut-il exister ? En clair, merci à Ant-Man et La Guêpe de faire retomber la pression après Avengers : Infinity War. Merci aussi d'assurer un spectacle sympathique. Mais c'est malheureusement tout.

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    Au lendemain de la Guerre Civile de Captain America : Civil WarScott Lang fait face aux conséquences de ses choix en tant que super-héros et père. Alors qu’il lutte pour rééquilibrer sa vie familiale avec ses responsabilités en tant qu’Ant-Man, il est confronté à Hope van Dyne et au Dr. Hank Pym qui lui confient une nouvelle mission urgente. Scott doit une nouvelle fois mettre son costume et apprendre à se battre aux côtés de la Guêpe, alors que l’équipe travaille ensemble pour découvrir les secrets de son passé.

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    Le film Ant-Man et La Guêpe est disponible au cinéma depuis le 18 juillet 2018 avec Paul Rudd dans le rôle de Scott Lang / Ant-Man, Evangeline Lilly dans le rôle de Hope van Dyne / la Guêpe, Michael Douglas dans le rôle de Hank PymMichael Peña dans le rôle de LuisRandall Park dans le rôle de Jimmy Woo, Hannah John-Kamen dans le rôle du FantômeWalton Goggins dans le rôle de Sonny Burch, Michelle Pfeiffer dans le rôle de Janet van Dyne et Laurence Fishburne dans le rôle de Bill Foster.

  • SPIDER-MAN : Homecoming — La critique du film !

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    Deux ans après l'arrivée officielle de Spider-Man au sein de l'Univers Cinématographique MARVEL ... le premier opus de la version MCU de Spider-Man, Spider-Man : Homecoming, est sorti !

    Spider-Man : Homecoming est la quintessence de Spider-Man au cinéma. Certains pourront débattre sur sa qualité en comparaison à Spider-Man 2 (2004), qui est pour beaucoup la référence. Mais Spider-Man : Homecoming présentait un défi de poids : être le 6ème film Spider-Man en 15 ans et réussir pour autant à s'intégrer au sein du MCU et dans le cœur des fans. L'intégration au MCU est indéniablement réussie et quant à l'appréciation ... les premières critiques semblent être en adéquation avec la nôtre !

    Entrons dans le vif du sujet ! L'idée d'une origin-story ayant vite été écartée et son introduction remontant à Captain America : Civil War (2016), Spider-Man : Homecoming peut entrer directement dans son élément. L'introduction du film pose les bases du film et permet une intégration extrêmement plaisante et efficace à ce nouvel univers inhabituel pour Spider-Man, joyau protégé de Sony depuis des années. Les références sont multiples et appréciante en tant que fan. L'histoire du film suit la recette Marvel Studios et tient très debout, sur des appuis solides. On suit au fil et à mesure un Spider-Man grandissant à vitesse grand V et cherchant à s'émanciper pour entrer dans la cour. Bien que, comme indiqué plus haut, on a affaire à un 6ème film en 15 ans, tout est refait, reconstruit. On découvre le personnage dans un univers nouveau. Fini les ballades entre les grattes-ciels, bonjour les maisons pavillonaires du Queens. Spider-Man apprend à devenir le héros dont il rêve, porté par un Iron Man nettement moins encombrant, ce qui est un point positif. L'humour caractéristique est présente mais pas aussi appuyée que prévue et pas toujours aussi drôle que dans les autres films. Le personnage reste sérieux dans les moments clés, ce qui est appréciable et normal, aux vues des situations dans lesquelles il se retrouve. Le tournant du film est une véritable surprise et arrive d'une façon qu'on ne voit absolument pas venir (même quand on connaît déjà le film avant de l'avoir vu, c'est pour dire). Concernant le déroulement en lui-même ... Les événements s'enchaînent et collent entre eux, permettant ainsi de rythmer correctement le film et d'avoir un fil rouge plutôt plus qu'efficace et sans incohérence. En bref, bravo aux scénaristes qui rendent là une excellente copie.

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    Concernant les personnages, Tom Holland nous avait déjà bluffé en entrant parfaitement dans la peau de Peter Parker dans Captain America : Civil War (2016). Confirmation avec Spider-Man : Homecoming, l'acteur rempli parfaitement son rôle d'étudiant en proie à des difficultés pour gérer sa vie super-héroïque et celle de lycéen dans le même temps. L'acteur est d'un naturel qui serait presque exceptionnel. Toutefois, la scène du twist du film est un peu longue et l'ambiance autour d'un Parker complètement abasourdi est légèrement bizarre par rapport à l'ambiance du film en général. Concernant les autres personnages, oubliez tout ce que vous croyez savoir (oups, mauvais film cette réplique). Les personnages sont inédits, nouveaux, modifiés, refaits. Les qualificatifs ne manquent pas. Oubliez les Mary Jane, les Harry Osborn, les Gwen Stacy, les Flash Thompson. On retrouve tout d'abord Jacob Batalon, qui interprète un Ned Leeds plutôt bon et qui colle parfaitement à la peau du geek assistant. Néanmoins, son rôle fait un peu écho à d'autres personnages du MCU, tel que Luis pour Ant-Man. Laura Harrier joue une Liz Allan qui est le personnage central du film pour Peter et peut-être pour nous même. Flash Thompson est complètement différent de celui déjà : il est adapté à un âge plus jeune mais reste néanmoins le lycéen détestable qui nous avons tous connu. Concernant le personnage de Zendaya, Michelle, il est presque inutile malgré tout ce qu'on a pu croire. On retrouve aussi la fameuse Tante May dont tout le monde parle depuis un an : légèrement en retrait dans le film, elle a néanmoins une scène efficace et importante pour Peter. Enfin, impossible d'oublier Tony Stark ! Robert Downey Jr. est égal à lui-même (et toujours aussi savoureux) dans un rôle adapté à celui d'un pseudo-mentor désinteressé mais qui fait évoluer le personnage ... et c'est le plus important.

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    Passons ensuite au(x) vilain(s) : enfin un antagoniste qui tient la route pour un film Marvel. On l'a attendu, on l'a ! Michael Keaton est parfaitement dans le rôle d'Adrian Toomes. Il apporte une profondeur au personnage qui est inégalée (à part notre bon vieux Loki évidemment). Le parallèle avec le Norman Osborn des comics est frappant. Lié à Spider-Man, ses actions peuvent imprévisibles. Une scène avec sa famille retient évidemment toute notre attention et montre le talent de Keaton dans ce rôle. On ne demande alors qu'une chose : en revoir ! Concernant les autres vilains, les Shocker sont ... présents. C'est le mot. Leur place est éclipsée par le Vautour. C'est également le cas pour le Bricoleur. Un autre personnage est présent, interprété par Michael Mando, est ouvre la voie à l'avenir à travers un teasing intéressant.

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    Parmi les autres éléments du film, l'action n'est pas omniprésente. Les combats sont efficaces, sans être pour autant spectaculaires. Les effets visuels sont globalement réussi, après quelques défaillances remarquées pour Civil War et Les Gardiens de la Galaxie Vol.2 (2017). Le décor New-Yorkais est toujours aussi plaisante. Toutefois, certaines armes ont des effets particuliers, notamment les armes Chitauri (violettes). Enfin, dans le désordre, la bande originale de Michael Giacchino n'a rien de tranchée, hormis pour la musique d'introduction inédite présente dans le générique Marvel Studios, reprise des fameux thèmes Spider-Man d'antant. Malheureusement, le film n'apporte pas que des bonnes nouvelles. Il y a aussi des mauvaises pour nous : un désordre chronologique important qui décale la chronologie du MCU de 2 ou 3 ans, et qui pour le moment sans réponse. 

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    Ainsi, Spider-Man : Homecoming assure un retour au bercail extrêmement efficace pour notre héros araignée favori. Le film est d'une efficace remarquable, comme beaucoup d'autres, mais ne tombe pas dans la facilité des films trop rempli d'humour et de conséquences non amusées (coucou Civil War). Avec une fin de film remarquable, Spider-Man assure. Comme toujours ! Vivement la suite !  (comme toujours, n'oubliez pas les fameuses scènes post-générique, au nombre de 2).

    ♦ Histoire / Scénario  
    ♦ Personnages
    ♦ Action
    ♦ Antagonistes
    ♦ Effets visuels
    ♦ Autres
    6 / 6
    5 / 6
    2 / 3
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    0 / 1
    TOTAL :
    16 / 20
    Résultat de recherche d'images pour "mac gargan scorpion"  

    Première scène : Adrian Toomes croise Mac Gargan en prison. Mac Gargan, tatoutage de scorpion au cou et blessé au visage et au bras à la suite de l'apparition de Spider-Man sur le ferry, interpelle Toomes et lui explique que plusieurs criminels veulent la peau. Il lui explique que les bruits court concernant le fait que Toomes connaît l'identité de Spider-Man. Toomes lui répond que si c'était le cas, il l'aura déjà tué, puis part rejoindre sa famille.

    Cette scène laisse supposer deux choses : tout d'abord une possible rédemption du Vautour après avoir été sauvé par Spider-Man. Mais plus important, Mac Gargan est teasé comme étant le futur Scorpion, ennemi de Spider-Man et porteur du symbiote, ainsi que les Sinistres Six, groupe de 6 super-vilains qui veulent tuer Spider-Man.

    Seconde scène : Captain America revient pour un discours sur la patience, expliquant qu'on attend parfois des choses pour rien (faisant référence à l'inutilité de la scène) et s'impatiente de savoir quand est-ce qu'il aura fini de tourner.


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    Spider-Man : Homecoming est sorti le 12 Juillet 2017, en VF, avec Tom Holland dans le rôle de Peter Parker / Spider-ManMichael Keaton dans le rôle de Adrian Toomes / VautourMarisa Tomei dans le rôle de Tante May, Zendaya dans le rôle de MichelleRobert Downey Jr. dans le rôle de Tony Stark / Iron Man, Jon Favreau dans le rôle de Happy HoganLaura Harrier dans le rôle de Liz AllanTony Revolori dans le rôle de Flash Thompson et Jacob Batalon dans le rôle de Ned Leeds.