Critique

  • L'épisode "Première mission" [01x02] de MISS MARVEL est sorti - votre avis et notre critique !

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    À l’heure du deuxième épisode de Miss Marvel, Kamala Khan se retrouve confrontée à des ennuis à la Peter Parker … Comment associer la découverte de ses super-pouvoirs – ainsi que le nouveau monde dans lequel elle entre progressivement – à sa vie d’adolescente dans une famille exigeante. C’est sans surprise que la famille de Khan est un pilier de ce que la série raconte. Dans Première mission, épisode qui ne porte pas particulièrement bien son nom, on remarque la religion et son traitement jouent un rôle très intéressant, abordée sous un prisme singulier par Marvel. Toujours dans l’optique d’innover dans ses messages et son traitement de sujets donnés, Marvel joue quelque peu avec le feu sur ce que certains – les principaux concernés d’abord – qualifiaient ici de « non-respect » pour la religion (alcool, critique sur la place de la femme dans la religion, coutumes pas respectées, scène absurde à la mosquée …). Et pourtant, c’est là quelque chose de commun dans le traitement voulu puisque Marvel représente des éléments de la réalité, des perceptions différentes de la religion, sans pour autant imposer un point de vue ou une valeur qui serait meilleure. Cet aspect est d’autant plus visible au travers de la famille de Kamala : une jeune adolescente qui semble se détacher légèrement de la question, des parents plus ou moins flexibles sur le sujet et un frère très ancré et pratiquant.

    Ce sujet, qui est réellement sensible, pourra tout à fait déranger, en particulier pour les personnes ayant leur propre sensibilité sur le sujet. De notre point de vue, plus extérieur à tout cela, Marvel ne cherche pas à jeter le discrédit sur le sujet, bien au contraire : le sujet est abordé sous plusieurs angles, tel qu’il est présent dans le monde réel et offre des perspectives variées une religion peu abordée du côté de l’univers super-héroïque. C’est également à l’image du personnage de Nakia Bahadir que l’on découvre plus en profondeur cette semaine. Il sera intéressant par la suite de voir comment le sujet sera abordé, puisque nous sommes à l’épisode 2 uniquement. La religion pourra être abordée comme un obstacle, mais également comme un élément fondamental dans le développement de la jeune héroïne. Encore une fois, impossible d’omettre la performance d’Iman Vellani. C’est à croire qu’elle est née pour le rôle. Le côté super actif du personnage est relativement bien transcrit, surtout lorsqu’on introduit Kamran. Difficile toutefois de cerner où l’on se dirige avec la nouvelle intrigue présentée en fin d’épisode. Que veulent ces gens ? Sont-ils du Clan Destine comme le veulent les rumeurs ? Ce mystère aura au moins le mérite d’être introduit tôt, mais il faut veiller à ne pas patiner dans ce format restrictif de 6 épisodes.

    Malgré un développement personnage intéressant, celui-ci est à double tranchant et lorsque l’on cherche à s’appuyer sur les forces du premier épisode, on voit aussi que la réalisation de Meera Menon est nettement moins fraîche que celle du duo Adil El Arbi/Bilall Fallah. On reste dans les bases installées précédemment, mais on ne s’y appuie plus autant. En parallèle, on peine à être embarqué dans le scénario d’ensemble au travers d’un épisode moins rythmé et moins emballant. Du côté des inquiétudes liées aux changements sur les pouvoirs de Miss Marvel … Que dire, si ce n’est qu’un indice de poids est posé : les pouvoirs ne proviennent pas (totalement) dans son mystérieux bracelet. Et si celui-ci était une sorte de pré-activateur de pouvoirs liés aux Inhumains ? Et si le mystère de tout cela remonte aux histoires Pakistanises de la famille Khan ? Là aussi, Marvel ose en traitant le sujet controversé de la Partition des Indes. Enfin, après une certaine débâcle générale autour des effets spéciaux (sur Moon Knight notamment), force est de constater que les constructions cosmiques de Kamala rendent plutôt bien !

    Dans l’ensemble, cet épisode Première mission est à mi-chemin entre un bon épisode et un épisode moyen. La principale force, à savoir le développement familial et religieux, peut s’avérer être un fort point crispation ; et on ne parvient pas à trouver un autre point d’ancrage pour rehausser l’engouement général … Au moins pour cet épisode-ci. Rendez-vous donc pour l’épisode 3, qui aura pour mission de nous emballer dans l’intrigue de la série.

    Miss Marvel - S01E02 : Première mission - En cherchant l'origine de ses nouveaux pouvoirs, Kamala et Bruno découvrent l'étendue de ses capacités. Mais Kamala met son entraînement de super-héroïne de côté quand elle rencontre Kamran, le nouveau de l'école. Ses pouvoirs vont être mis à rude épreuve quand elle sera confrontée à une situation périlleuse qu'elle est la seule à pouvoir dénouer.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Plusieurs bons mystères distillés par-ci par-là (sur les pouvoirs, sur les antagonistes ...)
    • Un traitement religieux ouvert sur le monde actuel, mature et avec différentes perspectives
    • Le même traitement religieux peut être à double-tranchant et déranger ...
    • Difficulté d'être pleinement emballé par l'intrigue jusqu'ici
    • Une réalisation moins fraîche
    Note : 6 / 10

    La série Miss Marvel est réalisée par Adil El ArbiBilall FallahSharmeen Obaid-Chinoy et Meera Menon, scénarisée par Bisha K. Ali et est diffusée depuis le 8 juin 2022 sur Disney+. On retrouve au casting Iman Vellani dans le rôle de Kamala Khan/Miss Marvel, Matt Lintz dans le rôle de Bruno Carrelli, Yasmeen Fletcher dans le rôle de Nakia Bahadir, Zenobia Shroff dans le rôle de Muneeba Khan, Mohan Kapoor dans le rôle de Yusuf Khan, Saagar Shaikh dans le rôle de Aamir Khan, Rish Shah dans le rôle de Kamran, Laurel Marsden dans le rôle de Zoe Zimmer et Laith Nakli dans le rôle de Sheikh Abdullah.

  • Le film DOCTOR STRANGE IN THE MULTIVERSE OF MADNESS est sorti - votre avis et notre critique !

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    Attendu depuis son annonce en 2019 pour être potentiellement le prochain échelon à grandes conséquences de l’Univers Cinématographique Marvel, le Doctor Strange in the Multiverse of Madness de Sam Raimi est sorti en salles depuis mercredi. Intimiste, porté par les superbes performances de Benedict Cumberbatch et Elizabeth Olsen et doté d’une histoire rondement bien menée, le film est assurément une réussite, sur fond d’ambiance flirtant avec l’horreur et d’une réalisation d’une grande lisibilité.

    Le véritable point fort du film, c’est assurément son duo principal. On a d’un côté Benedict Cumberbatch qui nous gratifie de sa performance ultime en Strange jusqu’à présent. Assurément, son personnage a de quoi se faire voler la vedette à plus d’un titre, mais son écriture juste et efficace, mêlée à un Cumberbatch d’une constante remarquable dans l’exceptionnel, font que son personnage est là pour nous rappeler qu’il s’agit de son film et qu’il est bien présent. Cumberbatch se laisse aussi aller à son propre plaisir au travers des différentes versions de son personnage, aidant à une performance plus large et à un développement scénariste de Strange plus abouti encore. On notera également la superbe introduction d’America Chavez sous les traits de la jeune Xochitl Gomez : c’est efficace et extrêmement bien retranscrit. De quoi faire plaisir à l’heure où Moon Knight fait grincer des dents certains.

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    A côté de tout ça, on retrouve Elizabeth Olsen. Son chapitre en vaut le détour car elle est tout aussi exceptionnelle, portée par un arc scénaristique fort lancé par sa série solo l’an dernier sur Disney+. Pas de doute, WandaVision est indispensable pour bien comprendre le film (et c’est une première), d’autant plus lorsque le rythme voulu par le film l’installe en méchante de façon brutale pour le spectateur. Néanmoins, la logique est respectée. Les enjeux et la construction amènent à obtenir sans nulle doute une Wanda qui est assurément l’une des meilleures méchantes de tout le MCU. Les méchants, comme ce fut le cas pour des Loki ou des Thanos, ont eu besoin de temps pour se magnifier. C’est le cas ici aussi, puisque ce chavirement dans son personnage remonte à plus loin que le propre prisme de ce film.

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    Le film possède également une autre attraction : le retour de Sam Raimi dans le genre superhéroïque après sa trilogie sur le Tisseur de Tobey Maguire, démarrée en 2002 par Spider-Man et achevée en 2007 par Spider-Man 3. Raimi propose quelque chose de totalement inédit dans le MCU, repoussant au maximum les frontières autorisés par la classification d’âge pour offrir un film sombre et par moment effrayant. Sa réalisation offre une formidable lisibilité en tout temps et ses propositions visuelles relatives à la magie s’inscrivent parfaitement dans la continuité du Doctor Strange de Scott Derrickson. Raimi n’oublie néanmoins pas ce qui importe grandement : de l’innovation visuelle et des idées vraiment créatives. Le film manque toutefois d’un moment, ou d’une scène clé et marquante, où le spectateur voit son souffle être totalement coupé. On retiendra toutefois les quelques surprises du film, nécessaires quand on entre dans la thématique du multivers. Une chose est sûre, c’est marquant et réussi. En espérant que Marvel décide vite de donner suite à tout ça !

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    Ce qui était attendu, c’était bien entendu les enjeux. Le multivers l’impose et la réponse est bien présente avec une histoire haletante de A à Z. Les bases ne prennent pas trop leur temps à s’installer, même si pour autant une scène clé du film, à savoir la révélation du ou de la méchante, est relativement abrupte. Là où l’on patine un peu plus, c’est du côté des conséquences pour la suite du MCU. Comme pour WandaVision, on n’ose pas et on préfère peut-être attendre une autre occasion, un évènement plus fort et groupé pour faire exploser l’ensemble des évènements de cette nouvelle ère post-Saga de l’Infini du MCU. En parallèle, le sujet multivers est quelque chose de relativement « touchy », et il sera fondamental de veiller à la cohérence de l’ensemble à l’avenir, d’autant plus à l’heure où le film installe lui aussi de nouvelles règles qui pourraient mettre à mal cette cohérence d’ensemble (cf. What If… ? ou encore Loki). Légère déception pour la musique de Danny Elfman, qui s’appuie par moment sur quelques fulgurances, mais qui n’offre pas de vraie évolution.

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    En outre, Doctor Strange in the Multiverse of Madness est clairement dans le panier haut du MCU. J’ai presque envie de dire qu’il n’y a pas de magie à cela tant la recette est limpide pour une telle réussite : un bon réalisateur à qui on octroie de la liberté pour installer sa vision, un casting formidable, une histoire forte, belle et à enjeux et bien entendu, une cohérence d’ensemble. On notera accessoirement que la recette est la même que pour Les Eternels, injustement critiqué. Marvel est ainsi tout à fait capable de s’appuyer sur ses forces, tout en osant aller plus loin, aller vers de nouveaux horizons. C’est assurément la voie qu’ils doivent continuer à emprunter à l’avenir pour cette Phase 4.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Deux acteurs principaux au sommet de leur art
    • Un scénario qui tient la route offrant des enjeux forts
    • Une très bonne réalisation et des propositions visuelles intéressantes et novatrices
    • Des surprises et du teasing de haut-voltige
    • Manque d’instants grandement marquants
    • Possibles incohérences
    • Musique ponctuellement savoureuse, mais dans l’ensemble pas exceptionnelle
    Note : 8,75 / 10

    Le film Doctor Strange in the Multiverse of Madness est réalisé par Sam Raimi et est en salles depuis le 4 mai 2022 avec Benedict Cumberbatch dans le rôle de Stephen Strange/Docteur Strange, Elizabeth Olsen dans le rôle de Wanda Maximoff/Sorcière Rouge, Benedict Wong dans le rôle de Wong, Christine Palmer dans le rôle de Christine Palmer, Xochitl Gomez dans le rôle de America Chavez et Chiwetel Ejiofor dans le rôle de Karl Mordo.

  • Hawkeye - Sortie du final de la saison "Tu parles d'un joyeux Noël !" [01x06] et review !

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    Quoi de pire qu'une série globalement bonne, qui rate son final avec Tu parles d'un joyeux Noël ! ? Malheureusement, Hawkeye restera peut-être chez certains comme la première fausse note de l'aventure idyllique entre Marvel Studios et Disney+, et ce malgré de belles promesses ... Premièrement, abordons le point principal de l'épisode : le retour de Vincent D'Onofrio en Wilson Fisk/Caïd. Les première minutes résonnent plutôt bien, avec un acting fort et menaçant. Toutefois, malgré 60 minutes d'épisodes, on ressent très vite que l'installation du personnage est bâclée. Il aurait clairement fallu le voir plutôt. Et c'est sans compter sur le traitement qui lui est accordé dans le final, qu'on qualifiera par un mot : ridiculisé. Et c'est là qu'on s'inquiète quelque peu. Le fossé entre le ton des séries Marvel/Netflix (comme Daredevil d'où provient le Caïd) et celles de Marvel Studios est réellement et malheureusement inquiétant. Marvel n'a pourtant pas besoin de faire aussi sombre que les séries Netflix pour réussir, mais il faudrait réussir à prendre le recul et la maturité de se dire que garder une ambiance Noël pour ça ... Bref.

    Outre les scènes d'actions qui restent dans l'ensemble bonnes – sur un ton décontracté et appréciables à la fois –, les intrigues s'effondrent toutes unes à unes. Le premier coupable n'est pas nécessairement le format de 6 épisodes, mais il faut bien le dire... La série a bien trop pris son temps auparavant. Le résultat est bien triste puisque soit les différentes intrigues s'achèvent de manière prévisibles et sans saveur, comme la conclusion du personnage de Clint Barton, le dénouement accordé à Maya Lopez ou encore la mission de Yelena Belova ; soit elles sont purement et simplement baclées comme pour l'histoire de la montre ou la construction du personnage de Jack Duquesne... Au fond, il y a vraiment trop de manques. La série elle-même n'offre rien de très attrayant pour la suite (et ce malgré le teasing des producteurs, qui affirmaient qu'elle aurait un impact sur le MCU pour la suite ... Ah bon ?), surtout en ce qui concerne le personnage relativement fade qu'est Maya Lopez et qui aura le droit à son spin-off, Echo.

    Sur ce fond tâché de déceptions, un point positif avec l'arc consacré à Kate Bishop qui est bien traité. Le personnage aura sû parfaitement s'installer et grandir, tout en ayant quelques passages intéressants à son échelle personnelle, comme un important combat au cours de cet épisode ... Au détriment de la crédibilité d'un autre personnage. L'épisode continue également ce que la série aura su faire avec brio : offrir un meilleur hommage à Black Widow que le film Black Widow lui-même. Dans l'ensemble, Hawkeye est une bonne et sympathique série. Mais compte tenu du potentiel entre-aperçu par moments et de certains éléments traités à l'héritage lourd qui sont tous les deux gâchés, quelques déceptions viennent ternir l'expérience globale. Dommage, car plus que de ne pas réussir à décoller, la série se crashe quelque peu sur la fin en raison d'un scénario d'ensemble bancal et très mal réparti. Le point d'atterrisage est donc relativement en retrait de WandaVision, Falcon et le Soldat de l'Hiver et autres Loki ...

    Hawkeye - S01E06 : Tu parles d'un joyeux Noël ! - L'équipe Clint-Kate doit faire face aux conséquences quand la vérité sur le complot qui se trame est révélée.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Une action qui reste globalement bonne
    • Vincent D'Onofrio
    • L'arc Kate Bishop, qui est le seul globalement bon à l'issue de la série
    • Immense gâchis autour du Caïd
    • Conclusion de Clint Barton
    • Trop de passages tournés au ridicule / ambiance Noël qui ne colle
    • Aucune menace lourde pour un dénouement
    • Le fossé entre les séries Marvel/Netflix et les séries Marvel/Disney+ risque de faire mal...
    • Trop de teasing inutiles ...
    Note : 6 / 10

    L’ancien Avenger Clint Barton a une mission apparemment simple : retourner dans sa famille pour Noël. Possible ? Peut-être avec l’aide de Kate Bishop, une archère de 22 ans qui rêve de devenir une super-héroïne. Ils vont devoir faire équipe alors qu’une présence du passé de Barton menace de faire dérailler l’esprit festif.

    La série Hawkeye est diffusée depuis le 24 novembre 2021 sur la plateforme Disney+ avec Jeremy Renner dans le rôle de Clint Barton/Hawkeye, Hailee Steinfeld dans le rôle de Kate Bishop, Vera Farminga dans le rôle de Eleanor BishopFlorence Pugh dans le rôle de Yelena BelovaFra Fee dans le rôle de KaziTony Dalton dans le rôle de Jack DuquesneAlaqua Cox dans le rôle de Maya Lopez/Echo et Zahn McClarnon dans le rôle de William Lopez.

  • Spider-Man : No Way Home - Sortie et critique du film !

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    Nous le savions tous. Spider-Man : No Way Home serait un événement à part entière. Pour certains fans, peut-être à la même échelle que ce qu’avaient été Avengers : Infinity War et/ou Avengers : Endgame il y a 2 et 3 ans. Au travers de 2h30 toujours au sommet de l’intensité, Spider-Man : No Way Home nous embarque et nous emmène dans un film proposant une action exceptionnelle, des émotions secouées dans tous les sens et dans un sentiment de profond respects pour les films d’autrefois de Sam Raimi et Marc Webb.

    L’un des points forts majeurs du film, c’est qu’il est réellement intense du début à la fin, sur des sujets qui sont distincts puisqu’en effet, il doit gérer à la fois les répercussions de Spider-Man : Far From Home tout en traitant l’aspect très impactant du Multivers, via notamment l’invité MCU du film : Docteur Strange (Benedict Cumberbatch), dont le rôle est plaisant sans être envahissant. À travers ce film « puissant », Tom Holland ne sort une prestation incroyable, comme jamais vue auparavant dans ce rôle de Peter Parker. Il s’agit de tout ce que nous attendions pour faire éclore pleinement ce personnage. De l’impact, de l’émotion. Autre bon point pour la MJ de Zendaya qui se démarque réellement positivement dans ce film, après un rôle anecdotique dans Homecoming et trop « discutable » dans Far From Home. Là encore, les fans de la première heure auront matière à discuter, mais l’écriture du personnage est en très net progrès !

    Spider-Man : No Way Home

    Au niveau du scénario, celui-ci est globalement bon, même si quelques facilités qui se glissent par-ci par-là … Parfois même grotesques, notamment en ce qui concerne le personnage de Ned Leeds (Jacob Batalon). Toutefois, il est dans l’ensemble très bon, avec des enjeux puissants et surtout, un immense respect pour les matériaux originaux (comics) et les anciens films (trilogie Spider-Man de Sam Raimi et duologie The Amazing Spider-Man de Marc Webb). Malgré la question du Multivers, les conséquences laissées par la fin de Spider-Man : Far From Home sont très bien traitées. Peut-être que nous aurions avoir eu le droit à un peu plus de justesse pour cette partie, notamment en raison de l’humour, mais rappelons que celui-ci a tout à fait sa place dans un film Spider-Man. Saluons bien évidemment, au milieu de tout cela, les énormes surprises qui provoquent de fortes étincelles chez les fans. Des étincelles au niveau d'Avengers : Endgame.

    Intéressons-nous désormais aux antagonistes du film … Quelle joie de recroiser, parfois des dizaines d’années plus tard, des méchants emblématiques comme le Bouffon Vert ou Docteur Octopus. Je tiens à mettre en avant la performance de haute voltige de Willem Dafoe, à fond dans son rôle. Et cela se ressent à l’écran. Il en est de même pour Alfred Molina en Dr. Octopus, qui probablement l’antagoniste le plus au centre du film, tandis que le Bouffon Vert est le plus important, ce qui amenant à des scènes extrêmement fortes. Les méchants de The Amazing Spider-Man sont un peu en retrait à mon sens d'un point de vue qualitatif. Le Electro de Jamie Foxx est traité dans la continuité de celui de son film, mais avec plus de justesse sans être pour autant transcendant. Pas grand-chose à dire sur le Lézard ou l’Homme-Sable.

    Spider-Man : No Way Home

    Là où Spider-Man : No Way Home est fort également, c’est au niveau des enjeux, bien plus élevés que dans les précédents opus. Après tout, c’est presque la condition nécessaire quand on traite de Multivers. À enjeux élevés, dénouement fort. Après un développement puissant pour Peter Parker tout au long du film, nul doute que le film laissera des traces marquantes pour la suite, offrant au passage un renouveau de fort bel augure pour le personnage. À l’échelle du MCU, les enjeux sont tout aussi forts. Nous ne sommes bien évidemment pas au niveau d’Avengers : Infinity War, Endgame ou encore Les Éternels, mais ils peuvent se situer juste en dessous. C’est dire ! On regrette peut-être toutefois le manque de continuité – et par conséquent de fil rouge – dans l’intrigue globale du Multivers. Si bien qu’il s’agit plutôt d’un thème commun qu’une intrigue commune.

    Dernier point à aborder, le contexte global extérieur au film, à commencer par la réalisation de Jon Watts qui est en net progrès, même si on le ressentait quelque peu avec Spider-Man : Far From Home. Certains passages sont bien plus travaillés et bien plus pensés. On constate même quelques fulgurances par moment à l’instar des superbes scènes d’illusions de Mystério dans le précédent film. Toutefois, celle-ci n’a toujours rien de très exceptionnel et Spider-Man mérite probablement mieux. Certains passages clés du film auraient mérité un traitement plus approfondi (plus de temps ? ralentis ? couleurs ?). Du côté des musiques, il en est de même. Impossible de critiquer la partition de Michael Giacchino, qui s’appuie notamment beaucoup sur d’anciens thèmes, mais son utilisation aurait pu être plus marquée encore.

    Spider-Man : No Way Home

    En conclusion, le joyau d’émotions, de fan-service positif et d’action que devait être Spider-Man : No Way Home est là, bien au rendez-vous. Difficile de classer le film avec exactitude, mais les parallèles avec la qualité et les défauts d'Avengers : Endgame sont nombreux : beaucoup de moments très forts, une conclusion marquante avec ses éléments de renouveau, mais néanmoins quelques défauts et certains facilités. Du grand spectacle et des promesses jouissives pour l’avenir du Tisseur au sein du MCU et éventuellement au-delà ! Merci en tout cas à Marvel pour ce magnifique enchaînement Les Éternels - Spider-Man : No Way Home. Nul doute que Doctor Strange in the Multiverse of Madness sera également la hauteur en mai prochain.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Un Tom Holland qui offre une performance exceptionnelle
    • MJ (Zendaya) qui remonte dans mon estime
    • La réalisation de Jon Watts est en progrès
    • Le Spider-Man que l’on attendait enfin est là !
    • Des surprises de très très haut niveau
    • Le respect pour l'héritage de l'histoire cinématographique de Spider-Man
    • Quelques facilités scénaristiques dommageables
    • Quelques légères incohérences
    • Réalisation de Jon Watts en progrès, mais pas encore à la hauteur de certains moments qui auraient pu encore plus être sublimés
    Note : 9 / 10

     SPOILERS 

    Scènes post-génériques

    Scène inter-générique

    Eddie Brock (Tom Hardy), et son symbiote Venom, provenant tous les deux d'une autre réalité (cf. scène post-générique du film Venom : Let There Be Carnage) se trouvent dans un bar et discutent avec le serveur des différents héros existant sur la Terre dans cette réalité, dont Iron Man et Hulk. Soudainement, comme les autres individus provenant d'autres réalités, ils commencent à s'effacer et sont ramenés dans leur réalité, au grand désarroi de Venom face au peu de temps passé ici. Après leur disparition, un bout de symbiote reste présent sur la table et commence à se déplacer...

    Scène post-générique

    La scène post-générique est en fait une première bande-annonce inédite pour le film Doctor Strange in the Multiverse of Madness, en salles le 4 mai 2022. Ces premières images révèlent notamment des premiers aperçus de Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) avec Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), Wong (Benedict Wong) et America Chavez (Xochitl Gomez). On y retrouve également Karl Mordo (Chitewel Ejiofor) avec un nouveau look, Christine Palmer (Rachel McAdams), une créature tentaculaire dotée d'un oeil (qui devrait être Gargantos) ou encore un Docteur Strange obscur, qui pourrait tout à fait être celui introduit dans la série animée What If... ?.


    Pour la première fois dans l’histoire cinématographique de Spider-Man, l’identité du héros sympa du quartier est révélée, et ses responsabilités de super héros entrent en conflit avec sa vie privée, mettant ainsi en danger ses proches. Quand il demande de l’aide à Docteur Strange pour rétablir les choses et garder son secret, le sort ouvre une brèche dans leur monde, libérant les méchants les plus puissants ayant jamais combattu un Spider-Man dans tous les univers confondus. À présent, Peter va devoir affronter son plus grand défi, qui altèrera non seulement son futur, mais aussi celui du Multivers.

    Le film Spider-Man : No Way Home est réalisé par Jon Watts et est sorti le 15 décembre 2021 avec Tom Holland dans le rôle de Peter Parker/Spider-ManZendaya dans le rôle de Michelle JonesJacob Batalon dans le rôle de Ned LeedsMarisa Tomei dans le rôle de May ParkerBenedict Cumberbatch dans le rôle de Stephen Strange/Dr. StrangeJon Favreau dans le rôle de Happy HoganJamie Foxx dans le rôle de Max Dillon/Electro et Alfred Molina dans le rôle de Otto Octavius/Dr. Octopus.

  • Hawkeye - Sortie de l'épisode "Le Ronin" [01x05] et review !

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    Cette semaine, Hawkeye rate clairement son envol. Et c'est bien dommage. Après un bon épisode, Le Ronin, cinquième et avant-dernier épisode de la saison, ne parvient pas à lever les enjeux et à captiver pleinement le spectateur. La faute à des longueurs trop présentes. Ce qui était une force jusqu'ici s'inscrit comme une faiblesse aujourd'hui car le dénouement final approche. Certes, le puzzle de l'intrigue semble désormais s'assembler, mais ce n'était pas fondamentalement la façon attendue pour le faire. Néanmoins, une arrivée tant attendue est bien là et remonte à elle-seule quelque peu le ressenti final de l'épisode. Une véritable apparition aurait toutefois été nettement préférable.

    Du côté du positif, on a bien évidemment l'entrée fracassante de Florence Pugh dans la série. Plus que de simplement servir d'antagoniste, l'épisode s'attarde avec justesse au film Black Widow (sans gêner l'intrigue de la série, qui prend malgré tout son temps...) et tisse les liens entre les deux. C'est quand même fou comment un évènement donné du MCU est capable de provoquer de tels frissons à l'écran à chaque fois ! Par ailleurs, force est de constater qu'un acteur externe à la série et l'intrigue permet de la faire avancer comme jamais auparavant ... Peut-être est-ce aussi là la faiblesse globale de la série. C'est lent ...

    On retiendra aussi une Kate Bishop qui se retrouve dans des situations singulières mais qui reste totalement fidèle à elle-même. Preuve, s'il en fallait une, que ce personnage a vraiment quelque chose de particulier, une Hawkeye 2.0 qui saura s'installer dans un MCU plus large à l'avenir (Young Avengers ?). Clint Barton se décide également enfin à passer la deuxième pour résoudre toute cette histoire ... De façon hyper maladroite et faible. C'est à se demander où est passé l'Avenger original et surtout l'agent du S.H.I.E.L.D. reconnu. En bref, cet épisode reste appréciable, apporte des éléments nouveaux, des éléments fracasseurs à l'échelle du MCU street-level. Pour autant, ces éléments ne suffisent plus et peuvent plus être les arbres cachant la forêt de lenteurs qui marquées. Espérons que l'épisode final soit à la hauteur !

    Hawkeye - S01E05 : Le Ronin - Kate est prête à renoncer à devenir une superhéroïne, suite à une dispute avec Clint. Clint, lui, rongé par la culpabilité, s'apprête à affronter la Mafia des Survêtes et à assumer son passé. Mais tout est bouleversé quand Kate fait une surprenante découverte.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Début d'épisode
    • Florence Pugh
    • Le GRAND retour
    • Trop de lenteurs à un épisode de la fin
    • Le poids de la menace ne se ressent pas en dehors de la révélation finale
    • Clint Barton trop faiblard
    • Réalisation moins marquée
    Note : 6,25 / 10

    L’ancien Avenger Clint Barton a une mission apparemment simple : retourner dans sa famille pour Noël. Possible ? Peut-être avec l’aide de Kate Bishop, une archère de 22 ans qui rêve de devenir une super-héroïne. Ils vont devoir faire équipe alors qu’une présence du passé de Barton menace de faire dérailler l’esprit festif.

    La série Hawkeye est diffusée depuis le 24 novembre 2021 sur la plateforme Disney+ avec Jeremy Renner dans le rôle de Clint Barton/Hawkeye, Hailee Steinfeld dans le rôle de Kate Bishop, Vera Farminga dans le rôle de Eleanor BishopFlorence Pugh dans le rôle de Yelena BelovaFra Fee dans le rôle de KaziTony Dalton dans le rôle de Jack DuquesneAlaqua Cox dans le rôle de Maya Lopez/Echo et Zahn McClarnon dans le rôle de William Lopez.

  • Hawkeye - Sortie de l'épisode "On fait équipe, non ?" [01x04] et review !

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    Comme pour Falcon et le Soldat de l'Hiver ou encore Loki, nous sommes habitués aux épisodes de transition au moment où le rythme s'accélère. Et ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose puisque On fait équipe, non ?, le nouvel épisode d'Hawkeye, est réellement appréciable en plusieurs points. Premièrement, et avant de passer à la révélation finale peut-être un peu trop spoilée par la promotion, intéressons aux doses d'émotions apportées. Le deuil de Natasha Romanoff avait été jusqu'ici mis en retrait vis-à-vis de celui de Tony Stark, mais force est de constater que la balance s'équilibre (voire s'inverse presque), notamment lorsqu'on le vit au travers d'un Jeremy Renner qui retranscrit l'émotion et l'humanité de son personnage à la perfection. Cette semaine, c'est bien lui la star.

    Inutile de tourner longtemps autour du pot, puisque la mystérieuse figure masquée aux lunettes thermiques vertes, teasée par une vidéo promo cette semaine, est bel et bien Florence Pugh dans son rôle de Yelena Belova. Une chose est sûre, elle intervient au plus mauvais moment. Se peut-il que les intrigues de la série et celle autour de Valentina Allegra de Fontaine soient liées ? En parallèle à cela, l'intrigue, justement, avance à petits pas cette semaine, mais on constate que Barton révèle presque pour la première fois son identité de Ronin. Nul doute désormais que cela jouera un rôle fondamental pour la suite de la série, notamment pour Maya Lopez (Alaqua Cox) et/ou pour le mystérieux Oncle.

    Quelques petits éléments et/ou facilités nous sautent aux yeux : Où est passée la Tour des Avengers dans les plans larges de New York ? Pourquoi Laura Barton devient subitement une sorte d'agent secrète ? À ce propos, il est dit dans Avengers : L'Ère d'Ultron qu'une toute petite poignée de personnes sont au courant pour la famille de Barton. Certes, celle-ci a rencontré une large ribambelle de héros depuis (cf. Avengers : Endgame), mais comment Maya peut-elle être au courant aussi facilement ? On notera une superbe bande sonore qui appuie bien les moments d'émotion et une réalisation toujours aussi propre par Bert & Bertie, malgré le fait qu'elle aurait pu un petit plus s'attarder sur le combat final. Peut-être est-ce moi qui regrette le style de combat très (trop ?) sobre de Barton ?

    Hawkeye - S01E04 : On fait équipe, non ? - Kate est prête à renoncer à devenir une superhéroïne, suite à une dispute avec Clint. Clint, lui, rongé par la culpabilité, s'apprête à affronter la Mafia des Survêtes et à assumer son passé. Mais tout est bouleversé quand Kate fait une surprenante découverte.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Développement de Clint Barton
    • Émotion autour de Black Widow
    • Entrée en scène de vous-savez-qui
    • Comment la famille d'Hawkeye peut-elle être facilement trouvable ?
    • Où est la Tour des Avengers ?
    • Moins de rythme
    Note : 7 / 10

    L’ancien Avenger Clint Barton a une mission apparemment simple : retourner dans sa famille pour Noël. Possible ? Peut-être avec l’aide de Kate Bishop, une archère de 22 ans qui rêve de devenir une super-héroïne. Ils vont devoir faire équipe alors qu’une présence du passé de Barton menace de faire dérailler l’esprit festif.

    La série Hawkeye est diffusée depuis le 24 novembre 2021 sur la plateforme Disney+ avec Jeremy Renner dans le rôle de Clint Barton/Hawkeye, Hailee Steinfeld dans le rôle de Kate Bishop, Vera Farminga dans le rôle de Eleanor BishopFlorence Pugh dans le rôle de Yelena BelovaFra Fee dans le rôle de KaziTony Dalton dans le rôle de Jack DuquesneAlaqua Cox dans le rôle de Maya Lopez/Echo et Zahn McClarnon dans le rôle de William Lopez.

  • Hawkeye - Sortie de l'épisode "Échos" [01x03] et review !

    Hawkeye news 1

    A venir ...

    Hawkeye - S01E03 : Échos - Après avoir échappé de justesse aux « Survêtes » et à leur cheffe intimidante Maya Lopez, Clint et Kate travaillent ensemble pour trouver des réponses. Mais plus ils avancent, plus ils s’enfoncent dans un complot criminel de plus en plus grand.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Scènes d'actions solides et bien pensées
    • Un duo touchant et aux dynamiques intéressantes
    • Un teasing exemplaire
    • Clint peut-être un peu trop faible au corps-à-corps
    • Flèche pâte à modelée ... mal modelée ?
    Note : 8,75 / 10

    L’ancien Avenger Clint Barton a une mission apparemment simple : retourner dans sa famille pour Noël. Possible ? Peut-être avec l’aide de Kate Bishop, une archère de 22 ans qui rêve de devenir une super-héroïne. Ils vont devoir faire équipe alors qu’une présence du passé de Barton menace de faire dérailler l’esprit festif.

    La série Hawkeye est diffusée depuis le 24 novembre 2021 sur la plateforme Disney+ avec Jeremy Renner dans le rôle de Clint Barton/Hawkeye, Hailee Steinfeld dans le rôle de Kate Bishop, Vera Farminga dans le rôle de Eleanor BishopFlorence Pugh dans le rôle de Yelena BelovaFra Fee dans le rôle de KaziTony Dalton dans le rôle de Jack DuquesneAlaqua Cox dans le rôle de Maya Lopez/Echo et Zahn McClarnon dans le rôle de William Lopez.

  • Venom : Let There Be Carnage - Critique du film et intégration du SSU à Marvel CinéVerse !

    Venomlettherebecarnage banniere

    Presque un mois après la sortie de Venom : Let There Be Carnage, le recul est désormais pris quant au dénouement du film qui mené à une scène post-générique marquante où Venom semble débarquer tout droit dans l'Univers Cinématographique Marvel. Le temps nous permettra probablement de comprendre comment Eddie Brock a été transporté dans un autre univers, où Venom semble connaître ou tout du moins s'intéresser à Spider-Man. Venom possède-t-il un esprit de ruche Multiversel, qui a par conséquent connaissance de Spider-Man ? Peut-il alors être lié au Venom de Spider-Man 3 ?

    À travers ces nouveautés et ces questions, l'Univers Spider-Man de Sony (ou Sony's Spider-Man Universe pour son nom le plus récent) débarque officiellement sur Marvel CinéVerse puisqu'il est désormais relié au MCU. L'univers créé en 2018 par Sony Pictures avec le premier film Venom continuera sa route dès le mois de janvier 2022 avec le mystérieux mais potentiellement prometteur Morbius. Un univers Spider-Man sans Spider-Man était-il viable sur la durée sans lui ? Dès aujourd'hui, les films du SSU sont présents dans la rubrique Films > Univers Spider-Man de Sony. Les futures séries comme Silk seront aussi intégrées à l'avenir. Du côté de l'encyclopédie, les personnages, lieux, objets, évènements et datations seront également progressivement ajoutées. Passons désormais à deux critiques du film Venom : Let There Be Carnage.

    Critique de Valentin

    Trois ans après la sortie du premier film (et après un certain nombre de conflits entre Sony Pictures et Marvel Studios au sujet de la franchise arachnéenne), Venom est de retour au cinéma, affrontant cette fois un ennemi franchement désigné par son titre, Venom : Let There Be Carnage !

    Le concept est toujours le même : Eddie Brock/Venom évolue dans un univers dénué de Spider-Man mais creuse un peu plus l'univers du Tisseur au cinéma en employant des éléments clés de sa mythologie. Suite aux critiques globalement très négatives à l'encontre du premier film, le spectateur était en mesure d'attendre mieux de ce nouvel opus (qu'il soit pour ou non), espérant que le studio ait pris note des retours du public... Ne tournons pas autour du pot : il n'en est rien. Conforté par des résultats au box office plus qu'honorables, la production fait ce qu'Hollywood sait faire de mieux (ironie) : on prend les mêmes et on recommence, puissance dix mille ! Loin de tenter une quelconque rédemption, Sony livre donc une copie honteusement mauvaise. Passons aux détails !

    Anne eddie

    Le film lance vite son propos (si tant est qu'il y ait un réel propos), profitant de son heure et demie de durée pour ne pas s'apesantir inutilement sur de l'exposition lourdingue : Cletus Kasady, interprété par Woody Harrelson, est très vite introduit et mis en relation avec Eddie Brock. Sur le papier, cette rapide introduction est donc alléchante (d'autant plus si elle permet d'éviter une pitoyable écriture des dialogues) mais, dans les faits, tout cela est tellement précipité que l'on se demande si l'on ne s'est pas endormi les quelques premières minutes (mais non, ce n'est que le début !). Outre cette relation entre Eddie et Cletus, c'est également la relation entre Eddie et son symbiote qui est explorée, source des scènes les plus gếnantes du long-métrage : Eddie est débile et devenue une victime (dans le sens péjoratif du terme), le symbiote étant quant à lui réduit au bouffon de service. Le film revient en effet sur tout le """développement""" du premier opus, dans lequel Eddie parvenait à imposer à Venom ses règles. Ici, Venom est désireux de manger tout ce qui bouge, réclamant du chocolat comme un gamin capricieux que l'on souhaiterait claquer, tandis qu'Eddie se voit dégradé au point d'habiter avec des poules (quelle blague !) dans son propre appartement... Le reste des personnages est transparent et/ou prétexte à des scènes à but humoristique (malheureusement, les buts ne sont pas marqués).

    Parlons un instant du jeu : après un premier film où Tom Hardy était en totale roue libre (on pense à toi, l'aquarium de homards !), l'entièreté du casting s'aligne sur la prestation de l'acteur-producteur. Aucun moment de justesse, les acteurs n'ont absolument aucune envie d'être là et aucune conviction en ce qu'ils jouent. L'exploit de Venom : Let There Be Carnage est donc le suivant : il réussit à faire mal jouer des acteurs de prestige comme Tom Hardy, TWoody Harrelson ou Michelle Williams. Outre l'écriture catastrophique des dialogues, les acteurs récitent un texte avec le surjeu le plus grotesque possible (mention spéciale à Naomie Harris dont la prestation se résume à des cris, des cris, du rire diabolique, des cris et de l'ivresse). L'objectif est clair : chacun récupère son chèque à moindre effort et on passe à autre chose !

    Shriek

    Côté scénario, on frôle le néant. Les motivations de Cletus Kasady sont incompréhensibles, son écriture étant probablement l'exemple des choses à ne pas faire : le personnage est fou, agit comme tel et le reconnaît... mais se trouve étonné d'être mis à mort ? Sa haine contre Eddie sort de nulle part (heureusement que l'animosité de Carnage envers Venom est un poil compréhensible). Tout est ridicule concernant l'écriture du film, à l'image de la transformation de Cletus en Carnage. La temporalité n'a aucun sens, la succession de scènes n'a généralement aucune logique narrative, l'échelle de puissance est aberrante (tantôt le symbiote s'écarte devant un obstacle comme si aucun corps humain n'était à l'intérieur, tantôt le symbiote est sensible aux lames au même endroit ; Carnage a 1000 pouvoirs sortis de nulle part...). Le film n'a par conséquent aucun rythme malgré sa courte durée, le tout passant comme un enchaînement de "moments" tous plus gênants les uns que les autres. En somme, tout n'est que cyclique : Venom veut manger, Eddie refuse, donc le duo se dispute ; Cletus/Carnage est très méchant (bis repetita).

    Un mot sur les CGI : toujours plus affreux, dans la lignée du combat final de Venom, même l'incrustation et les textures sur des scènes basiques et sans mouvement ne fonctionnent plus. Le design des créatures est globalement passable (la majorité du temps). Rien à dire de plus, il est inutile de tirer encore plus sur l'ambulance : à l'image de tout le reste, le niveau descend encore d'un cran par rapport au premier film. Un truc gentil ? Il y a 20 ans, ce film aurait pu être beau !

    Venom

    Pour trouver quelques points positifs (on va essayer), notons une narration visuellement intéressante sur l'enfance de Cletus Kasady (mais narrativement honteuse tant elle essaie d'humaniser un méchant qui n'a rien à sauver) et une première scène de Carnage plutôt cool (même si elle se conclut évidemment dans une bouillie visuelle incompréhensible... pourquoi Carnage crée-t-il des tornades ?). Mais... C'est bien les seules choses que l'on pourrait potentiellement sauver.

    En bref, nous ne pouvons que vous inviter à vous tourner vers les comics si toutefois vous souhaitiez apprécier du vrai Venom et/ou Carnage. Quelques points sont empruntés aux comics (Shriek, Ravencroft ou encore Pat Mulligan, futur Toxin), mais tellement anecdotiques ou dénaturés qu'ils ne sont même pas appréciables. N'oublions évidemment pas le Venom blagueur et débile, le Carnage qui ne verse pas une seule goutte de sang et l'absence totale de Spider-Man (...).

    Un mot sur la scène post-générique : on y est. Mais qui voulait vraiment cela ? Quelle personne normalement constituée peut être hypée par une telle nouveauté avec un personnage écrit de la sorte ? Qui souhaite encore voir à l'écran un tel Venom, d'autant plus dans le futur contexte esquissé par cette scène ? [Ne tenons même pas compte de l'animosité avérée de votre rédacteur envers cette manoeuvre honteuse de la part de Sony : c'est avec une réelle objectivité que je pose la question. Quel fan peut être décemment content de voir cette post-générique ?]

    En bref, ce film est un grand n'importe quoi, qui ne tire aucune leçon du passé et se morfond dans son cynisme en crachant au visage du spectateur. Il est évident qu'aucun n'effort n'a été fait, tant dans l'écriture que le jeu des acteurs. Le studio sert la même m*rde, sans aucune considération artistique ou de respect envers qui que soit (spectateurs, créateurs des personnages ou même les équipes de Marvel Studios). Ce film est sincèrement une honte, un exemple indécent de ce que la pop-culture ne doit pas être (auquel cas les critiques virulentes à son égard n'évolueront jamais)... Le plus triste dans cela, c'est que cette "bande-annonce chaotique d'1h30" pour la scène post-générique fonctionnera au box-office et confortera une nouvelle fois Sony à nous resservir ce plat réchauffé (mais périmé), véritable insulte à l'égard de tout fan des personnages et/ou du MCU. Bonne chance Kevin.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • La (courte) durée
    • L'humour
    • Le manque de respect des personnages
    • La prestation des acteurs
    • L'écriture
    • Les effets spéciaux
    • La scène post-générique
    • Le manque de respect au public
    Note : 0,5 / 10

    Critique de Lucas

    Venom : Let There Be Carnage prend la suite d’un mauvais premier opus sorti il y a maintenant 3 ans. Que peut-on espérer ? Peut-t-on faire pire ? Malheureusement … Oui. Venom : Let There Be Carnage n’est qu’un ensemble consternant et irrespectueux qui réduit à néant le peu de positif du premier opus. Andy Serkis envoie donc définitivement le Venom de l’univers Sony à l’abattoir, faisant définitivement de lui une création exécrable et désormais quasiment irrécupérable. Peut-être que oui, à un moment, il ne sera plus possible de faire pire …

    D’entrée, Venom est ridicule. Ni plus ni moins. Comme peut-on avoir l’idée de faire de Venom un tel enfant ? Comment peut-on repasser sur ça et le valider ? Le développement Venom/Eddie Brock ne va donc pas dans le bon sens, à l’instar de cette pseudo scène d’affrontement. Cette relation avait le mérite d’être un élément de bonne volonté du premier opus … Ici, les choix scénaristiques et la transcription à l’écran détruisent au bulldozer le peu de travail positif inséré par le passé. Une catastrophe industrielle à l’état pur. Tant de scènes « humoristiques » extrêmement lourdes et lamentables qui ne sont au final qu’une seule chose … extrêmement irrespectueuses pour le matériel d’origine, d’autant plus à l’heure où les développements comics de Donny Cates font rayonner le personnage. Dans tout ça, Tom Hardy reste au final un intrus de son propre rôle. On retiendra néanmoins une volonté de montrer un Eddie Brock brisé, mais d’une façon extrêmement maladroite et gâchée par moments. Dans un contexte plus global avec un éventuel Spider-Man, une éventuelle direction scénaristique intéressante … Le potentiel serait là.

    Passons à Carnage. Le dérangement psychologique de Cletus Kasaty est présent. Il est développé de plusieurs manières extrêmement intéressantes et au final, Woody Harrelson est tout à fait capable de le retranscrire. Ne minimisons pas la performance qui est forte, mais là encore bridée et gâchée par l’ensemble du cadre Venom. Il est d’ailleurs grandement dommage que le début du film aille à la vitesse grand V et ne s’attarde pas sur son passé. Celui-ci est expédié via une scène graphique … Comme si celle-ci devait simplement être là pour être là … Oui, elle est nécessaire mais pour autant, elle aurait pu apporter un impact approfondi au personnage. Pourquoi avoir voulu faire un tel démarrage ? La reprise d’entrée de l’intrigue de Venom (2018), à la suite de la scène post-générique, est sacrément déconcertante.

    Ainsi, tout n’est pas à jeter chez ce Carnage. Bien que la scène de transmission du symbiote reste fidèle aux comics et offre une première scène d’action avec le méchant qui est forte. Là encore, certains éléments ridicules viennent ternir l’addition comme la « tornade » dans la prison … Au milieu de ce véritable carnage, les ratés et facilités sont alors dix fois plus visibles : où passe le corps de Kasady quand Carnage ouvre son ventre pour laisser passer des balles ? Comment Carnage devient un hackeur informatique ? Au final, Carnage est tout de même le point « le plus positif » du film ... ou le moins raté. Le combat final – ou devrais-je dire l’unique – est globalement prenant et par moments épique, même si le dénouement final est catastrophique. Sortons du pessimisme ambiant pour noter que Carnage est visuellement bien réussi, bien plus « léger » et moins massif que Venom. Peut-être que sa taille peut un peu déranger toutefois.

    Du côté des autres personnages, le personnage de Patrick Mulligan (Stephan Graham) est un ancrage terre-à-terre qui fait – et c’est peu dire – un bien fou dans tout ce triste ensemble. Quant à Shriek (Naomie Harris), elle est réduite au rang de simple antagoniste sans le moindre développement intéressant. Triste. Du côté des musiques, nous nous situons sur du passable, sans véritable plus. Au final, Venom : Let There Be Carnage est un exploit. Bien entendu, le film entre dans la catégorie de ce que certains pourraient qualifier de « navets ». Je n’imagine même pas la douleur des plus grands connaisseurs et suiveurs de Venom dans les comics. Mais l’horreur va encore plus loin puisque rien de neuf et de positif n’est introduit et le peu d’éléments constructifs du premier film sont balayés. Une hérésie. Un échec.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Les symbiotes demeurent visuellement réussis
    • Carnage reste relativement passable avec un bon début de développement
    • Le combat final, prenant et intéressant
    • Patrick Mulligan
    • Le manque de respect atroce pour le personnage de Venom
    • Les points positifs de la relation Eddie/Venom du premier film sont balayés
    • Shriek
    • Un dénouement final lamentable
    • Énormément de facilités
    • Un rythme bâclé
    Note : 1 / 10
     

    Environ un an après avoir affronté Riot, Eddie Brock « cohabite » toujours avec le symbiote Venom. Eddie tente de relancer sa carrière de journaliste d'investigation. Il se rend alors en prison pour interviewer le tueur en série Cletus Kasady. Il ignore que ce dernier est lui aussi l'hôte d'un symbiote, Carnage.

    Le film Venom : Let There Be Carnage est réalisé par Andy Serkis et est sorti au cinéma depuis le 20 octobre 2021 en France avec Tom Hardy dans le rôle d'Eddie Brock/Venom, Woody Harrelson dans le rôle de Cletus Kasady/Carnage, Michelle Williams dans le rôle d'Anne Weying, Reid Scott dans le rôle de Dan Lewis, Naomie Harris dans le rôle de Frances Barrison/Shriek et Stephan Graham dans le rôle de Patrick Mulligan.

  • Hawkeye - Sortie des deux premiers épisodes "Ne jamais rencontrer ses héros" [01x01] et "Cache-cache" [01x02] + review !

    Hawkeye news 1

    Et à Hawkeye d’entrer dans notre ligne de mire ! L’archer vedette des Avengers va-t-il tirer dans le mile avec ses aventures solo sur petit écran ? Aujourd’hui, la boucle est bouclée puisque Clint Barton était donc le seul Avenger original qui ne possédait pas de projet centré sur lui. Il est aussi le seul des 6 à n’avoir « qu’une » série. Un mal pour un bien ? Hawkeye est probablement également le personnage le plus en retrait de ce club des six et une série solo pourra éventuellement permettre de l’amener sur le devant de la scène, d’autant plus avec l’adaptation de l’arc de Matt Fraction et David Aja.

    Deux épisodes pour démarrer, avec premièrement Ne jamais rencontrer ses héros. D’entrée, la série s’ancre à l’évènement le plus emblématique du MCU, la bataille de New York d’Avengers (2012). C’est accessoire, puisque qu’aujourd’hui les séries Marvel Television sont aux oubliettes, mais la notion de perte liée à cette bataille-ci n’est pas nouvelle. C’est un élément central de la série Daredevil, mais aussi abordé dans Les Agents du S.H.I.E.L.D. ou même Jessica Jones. Néanmoins, la connexion avec le héros est toute faite et permet d’entrer tout de suite dans l’essence même du personnage Kate Bishop.

    Comme promis, Hailee Steinfeld crève l’écran. On distingue tout de suite que l’actrice peut apporter un souffle à son personnage qui est plus limité chez Clint Barton. Ce premier épisode part sur un rythme relativement tranquille, dont on n’est plus étranger avec les démarrages des séries Marvel Studios/Disney+. Les bases sont posées, sans véritable pression, et permettent de s’installer dans le fauteuil du côté humain des personnages. Je soulignerais un passage qui sera peut-être anecdotique pour certains, mais prenant pour ma part : la réaction de Barton face à « Black Widow ». Un énième hommage trop maigre au personnage. Peut-être plus pour la suite ?

    Dans cet ensemble tranquille, quelques longueurs viennent s’immiscer, notamment dans la poursuite de Kate Bishop ; là où réside pourtant l’action de l’épisode. Toutefois, malgré des carences rythmiques au démarrage, une force se dégage ailleurs : celle dans le côté terre-à-terre. Certes, rien de bien folichon pour le moment, mais le côté Noël mélangé à une ambiance s’approchant par moments de celle de Daredevil, c’est intéressant. Le niveau n’est pas le même, mais le potentiel est visible. Les clins d’œil aussi (cf. le bâtiment de la vente aux enchères est le même que celui utilisé par Wilson Fisk dans la saison 3).

    En outre, rien d’exceptionnel pour le moment, mais une base solide et intéressante. Les attaches au matériel comics original sont là, les liens aux MCU aussi. Il ne reste maintenant plus qu’à accélérer ou brusquer tout ce beau monde !

    Hawkeye - S01E01 : Ne jamais rencontrer ses héros - Kate Bishop, une jeune archère, se retrouve dans un complot, forçant Hawkeye à intervenir.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Ancrages au MCU solides, même si pas inédits
    • Hailee Steinfeld
    • L'ambiance terre-à-terre / criminelle
    • Un rythme de démarrage pas exceptionnel
    Note : 6,5 / 10

    Passons maintenant au second épisode Cache-cache. Ici l’histoire ne décolle pas très loin, prenant son temps pour développer d’autres aspects plus « humains », comme un début de prise sous son aile de Kate Bishop par Clint Barton. Le duo s’installe et déjà … Quel duo ! L’expérience terre-à-terre de Clint Barton et l’insouciance à toute épreuve de Kate Bishop. Ça promet pour la suite et espérons qu’on assiste rapidement aux premières scènes d’actions avec les deux. L’attache de Kate est extrêmement forte et on discerne des dynamiques humaines sont et seront très intéressantes.

    Du côté de l’antagonisme, les mafieux en survêtements apportent une petite touche d’humour qui reste cohérente à l’ambiance globale voulue par la série (Bro ?). A côté de cela, Jack Duquesne (Tony Dalton) apporte une bonne dose de mystère lui aussi. Il sera curieux de voir s’il le côté « criminels à New York » et le mystère Duquesne se lieront à terme. Je pense que serait une bonne chose si cela venait à rester distinct.

    Du côté rythme, malheureusement on patine. Pas d’accélération, pas de réelle dynamique entraînante qui pourrait faire entrer dans la série les personnes encore dubitatives. Il ne faut pas oublier que les séries ne possèdent que … 6 épisodes. Il ne faudrait pas le regretter à la fin. Typiquement, le passage autour du jeu de rôle est trop long et pas assez important pour qu’on lui accorde autant de temps à l’écran. On notera également quelques soucis au niveau de la lisibilité à l’écran dans la réalisation de Rhys Thomas quand les choses s’accélèrent et que l’action débarque.

    Là où l’épisode vacille légèrement également, c’est au niveau du cliffhanger final qu’on est un peu trop laissé sur notre faim. Maya Lopez/Echo (Alaqua Cox) est introduite extrêmement rapidement. Malheureusement, le personnage n’est pas encore connu et le poids de menace qu’on veut qu’elle représente ici ne se fait pas ressentir. Pas encore. Une discussion avec Barton ou un peu plus d’éléments autour d’elle – de teasing dans l’épisode par exemple – auraient permis de rendre meilleur ce cliffhanger, surtout lorsqu’on compare avec ceux des autres séries, au même niveau d’avancement. Du côté du MCU, l’épisode permet nous permet, à être le regard de Kate et les remarques de Clint, d’avoir un regard plus critique sur le rôle de Barton jusqu’ici.

    En outre, cet épisode 2 est dans la droite lignée du premier. Pas excellent, mais très loin d’être mauvais. Toutefois, le manque de dynamisme nouveau ou de teasing de plus grande qualité ou ampleur fait que je ne le placerai peut-être un tout petit cran en deçà du premier.

    Hawkeye - S01E02 : Cache-cache - Clint doit aider Kate à échapper à la Mafia des Survêtes et à résoudre un meurtre mystérieux.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • La dynamique Clint Barton/Kate Bishop est excellente
    • Le mystère Jack Duquesne est bien construit
    • L'humour autour de la Mafia des Survêtes
    • Un rythme qui reste le même
    • Le passage « jeu de rôle », un peu long
    • Le cliffhanger final un peu faiblard
    Note : 6 / 10

    L’ancien Avenger Clint Barton a une mission apparemment simple : retourner dans sa famille pour Noël. Possible ? Peut-être avec l’aide de Kate Bishop, une archère de 22 ans qui rêve de devenir une super-héroïne. Ils vont devoir faire équipe alors qu’une présence du passé de Barton menace de faire dérailler l’esprit festif.

    La série Hawkeye est diffusée depuis le 24 novembre 2021 sur la plateforme Disney+ avec Jeremy Renner dans le rôle de Clint Barton/Hawkeye, Hailee Steinfeld dans le rôle de Kate Bishop, Vera Farminga dans le rôle de Eleanor BishopFlorence Pugh dans le rôle de Yelena BelovaFra Fee dans le rôle de KaziTony Dalton dans le rôle de Jack DuquesneAlaqua Cox dans le rôle de Maya Lopez/Echo et Zahn McClarnon dans le rôle de William Lopez.

  • Les Éternels - Sortie et critique du film

    Leseternelsnews

    C’est le jour J pour Les Éternels, un film grandement attendu, une curiosité éventuelle pour d’autres. Le film de la réalisatrice Chloe Zhao, Oscarisée en début d’année pour Nomadland, est assurément un OVNI dans l’univers du MCU ; un OVNI qui divise déjà grandement. Néanmoins, le parti pris du film est énorme, osé et assumé. Dès lors, Les Éternels s’installe dans une catégorie différente, tout en parvenant à présenter une histoire sans pareille, des personnages attachants et hyperdéveloppés et un vrai message. Disons-le : le film est une véritable merveille. Visuellement incroyable du début à la fin, le film offre également un scénario époustouflant au milieu d'une constante ode à l'humanité.

    Tout d’abord, prenons le temps et attardons-nous sur les éventuels avis négatifs. Les Éternels est fondamentalement différent des films Marvel habituels. Le film propose des développements qui ne sont pas directement ceux d’un film de super-héros. Les développements entre personnages sont longs et appuyés, parfois novateurs. De quoi déconcerter certains spectateurs ou fans qui ne s’attendent pas à ce spectacle. Compréhensif, mais c’est néanmoins là qu’est la force principale du film. Zhao, à travers 156 minutes d’une immense justesse, décide pleinement de mettre cela en avant, plutôt que les scènes d’actions, plutôt que les rebondissements qui tiennent pleinement en haleine, plutôt que l’intégration générale au MCU.

    Pour autant, et bien que cela ne soit peut-être pas le développement priorisé, le scénario est une merveille, où les faiblesses peinent à me venir. Les enjeux proposés sont démesurés, proposant un véritable film à l’échelle cosmique, tout en réussissant la prouesse de rester constamment connecté à un élan formidable d’humanité, et ce avec des personnages divins … Une merveilleuse réussite. Le film progresse, comme promis, sur 7 000 ans d’histoire, parvenant à la fois à nous maintenir connecté aux événements et aux enjeux présents, tout en revenant régulièrement sur des zones du passé de façon constructive. Les transitions entre présent et passé sont peut-être parfois trop abruptes.

    Du côté des personnages, ils sont tous formidables. Les Éternels dépeint des êtres divins, mais totalement ancrés dans la notion d’humanité. Difficile de mettre des personnages en avant tellement les dix sont caractéristiquement uniques et qu’aucun n’est réellement « raté ». Toutefois, on retrouve en tête d’affiche Sersi (Gemma Chan), qui est l’étoile qui illumine le film. Elle est la représentation idéale de ce que les Eternels sont et de ce qu’ils tendent à devenir, un repère pour chacun. Richard Madden, dans son rôle d’Ikaris, reste fidèle à lui-même, dans un attirail néanmoins bien plus complexe qu’il n’y paraît. Le duo Thena-Gilgamesh est un des poids lourds du film. La Thena d’Angelina Jolie possède un traitement quasiment inédit dans un tel film et est bien entendu pleinement incarnée. Le Gilgamesh de Don Lee est quant à lui élevé à un autre niveau par cette relation, lui permettant de briller à chaque intervention.

    Ajak (Salma Hayek) est probablement le personnage au traitement le plus particulier du film, peut-être osé étant donné le poids de l’actrice qui l’incarne. Difficile néanmoins de pleinement s’attacher au personnage. Le Phastos de Brian Tyree Henry est un excellent personnage apportant un nouvel élan d’humanité dans le film, tout en faisant bien malheureusement couler beaucoup trop d’encre et naître des critiques totalement infondées, ridicules et injustes. Kingo (Kumail Nanjiani) est peut-être le moins bon personnage de la bande, apportant le côté humour sans pour autant trop forcer. Peut-être trop en retrait et pas assez affirmé. Sprite, incarnée par Lia McHugh, est un personnage dont l’utilisation des pouvoirs est extrêmement intéressante. Là encore avec un côté humain appuyé, tout en ayant un développement tiraillé et complexe, et donc là aussi intéressant.

    Concluons du côté des Éternels avec le duo Druig (Barry Keoghan) et Makkari (Lauren Ridloff), là encore une très bonne dynamique. Druig s’inscrit en tant que personnage avec un rôle atypique, solitaire mais finalement nécessaire pour le groupe des héros, incarné à la perfection par Keoghan. Makkari quant à elle est certainement l’un des personnages les plus en retrait, tout en jouant néanmoins un rôle sacrément puissant dans de nombreux sens du terme (via ses pouvoirs, ses scènes ou encore le fait qu’il s’agisse de l’un des premiers personnages malentendant). Du côté des « antagonistes », les Déviants passent très rapidement au second plan, jouant le rôle de monstres numériques à combattre pour mieux se centrer sur les liens entre les protagonistes.

    Après les personnages, saluons directement la réalisatrice Chloe Zhao qui rend une copie impeccable. Toutes les scènes sont travaillées et proposent de la clarté, de la lisibilité mais aussi et surtout des visuels de toute beauté. Peut-être que le fait d’avoir minimisé le plus possible l’utilisation d’écran verts au cours du tournage aide beaucoup. Après le Shang-Chi de Destin Daniel Cretton qui était beau et bien réalisé, Zhao rend ici une copie parfaite. Jamais la réalisation d’un film du MCU n’avait atteint ce niveau. Et pour soutenir tout cela, qui de mieux que Ramin Djawadi (Game of Thrones) pour la bande-originale ? Du point de vue du MCU, le film s’inscrit parfaitement dans un flux d’éléments déjà connu, tout en étendant grandement l’histoire cosmique et terrestre de l’univers. Là aussi, ce sentiment général est soutenu par une intrigue d’une échelle immense pour un seul et même film. Peut-être que des soucis de cohérence naîtront vis-à-vis des Célestes présentés dans le passé, comme Ego et ses motivations de conquête galactique.

    En outre, n’ayons pas peur de le dire : Les Éternels est n’est pas un film du MCU … qui se situe pour autant dans le MCU. Les recettes habituelles sont présentes, mais elles sont secouées, remaniées et proposent un ensemble totalement novateur, assumé et inédit. Tout ce qui est proposé dans le film est beau, de l’image aux messages passés. Oui, l’action n’est plus au premier plan. Oui, d’autres aspects comme l’amour, les dialogues, le développement son mis en avant. Mais l’ensemble est différent et totalement cohérent, bien construit et magnifique. Naturellement, Les Éternels ne peut rivaliser en termes d’enjeux et d’émotion avec les deux derniers Avengers par exemple, mais le film s’inscrit très aisément parmi les meilleurs du MCU.

    Contenu positif Contenu « négatif »
    • Un scénario renversant, à rebondissements et avec une ampleur folle
    • Un développement de personnages qui n'a jamais été aussi poussé
    • Des visuels exceptionnels
    • Des choix assumés et une réalisation impeccable
    • Peut-être trop de facilités scénaristiques autour de l'énergie cosmique
    • Léger problème de cohérence vis-à-vis des différents rôles et buts des Célestes
    • Quelques longueurs par moment
    Note : 9 / 10
    Moyenne générale du site : 8,3 / 10 (5 notes)

     SPOILERS 

    Scènes post-génériques

    Scène inter-générique

    Druig, Makkari et Thena s’interrogent dans l’espace, à bord du Domo, à propos de la disparition soudaine de Sersi, Kingo et Phastos sur Terre, supposant qu’ils ont été enlevés par Arishem. Soudainement, Thena et Makkari sont alertées par des bruits suspects à bord du vaisseau. Un petit troll, Pip le Troll (Patton Oswalt), débarque et présente l’arrivée de son maître, Eros (Harry Styles), alias Starfox, le frère de Thanos et l’un des derniers survivants de Titan. Starfox affirme qu’il est prêt à apporter son aide pour combattre Arishem et ramener les Éternels enlevés.

    Scène post-générique

    Dane Whitman (Kit Harington) est dans un bureau, devant une caisse. Après de longues hésitations, il décide de l’ouvrir et on y découvre une épée emballée négligemment dans du papier journal, l'Epée d'Ebène. Celle-ci produit de mystérieux sons menaçants et réagit à la main de Whitman qui s’approche de la lame. Whitman est interrompu par une voix dans la pièce lui demandant s’il est vraiment prêt à faire ça. Cette voix est celle de l’acteur Mahershala Ali, futur acteur de Blade, le chasseur de vampires.


    Les Éternels de Marvel Studios dévoile une formidable nouvelle équipe de super-héros dans l'Univers Cinématographique Marvel, d'anciens aliens qui ont vécus sur Terre en secret pendant des milliers d'années. À la suite des événéments d'Avengers : Endgame, une tragédie inattendue les force à sortir de l'ombre pour se rassembler contre le plus ancien ennemi de l'humanité, les Déviants.

    Le film Les Éternels est réalisé par Chloé Zhao et est sorti au cinéma le 3 novembre 2021 avec Richard Madden dans le rôle de IkarisGemma Chan dans le rôle de SersiKumail Nanjiani dans le rôle de KingoLauren Ridloff dans le rôle de Makkari, Brian Tyree Henry dans le rôle de PhastosSalma Hayek dans le rôle de AjakLia McHugh dans le rôle de SpriteDon Lee dans le rôle de GilgameshBarry Keoghan dans le rôle de DruigAngelina Jolie dans le rôle de Thena et Kit Harington dans le rôle de Dane Whitman.