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Harry Osborn, meilleur ami de Peter Parker et fils aîné du milliardaire Norman Osborn, apparaît pour la première fois dans Amazing Spider-Man n°31 en décembre 1965, créé par Stan Lee et Steve Ditko. Colocataire de Peter à l'Empire State University, Harry souffre d'une relation tumultueuse avec un père distant et abusif, sombrant peu à peu dans une addiction aux médicaments — une intrigue restée célèbre pour avoir été publiée sans l'approbation du Comics Code Authority, à la demande du gouvernement américain de traiter la question de la drogue. Après la mort apparente de Norman, révélé être le Bouffon Vert, Harry découvre l'identité secrète de Spider-Man et, obsédé par l'idée de venger son père, s'injecte à son tour la formule du Bouffon pour devenir le second Bouffon Vert, avec une transformation qui lui confère une force surhumaine mais fragilise durablement son équilibre mental. Il épouse Liz Allan, dont il a un fils, Normie, avant que son addiction et les séquelles physiques du sérum ne finissent par le rattraper : il meurt des effets secondaires de la formule du Bouffon dans Spectacular Spider-Man n°200 en 1993.
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Ressuscité des années plus tard, Harry souffre d'amnésie et ne se souvient plus être le Bouffon Vert ni que Peter est Spider-Man. Son mariage avec Liz s'effondre néanmoins, et il enchaîne les relations, dont une avec Lily Hollister. Lorsque son père prend le contrôle du S.H.I.E.L.D. durant Dark Reign et forme les Dark Avengers, Harry devient un temps le héros American Son, affrontant Norman sous cette identité. Cherchant à tourner définitivement la page de l'héritage Osborn, il change son nom en Harry Lyman et s'éloigne de sa famille, retrouvant au passage Liz Allan avec qui il a un second fils, Stanley. Quand Norman redevient une menace en fusionnant avec le symbiote Carnage pour devenir le Bouffon Rouge, Harry est contraint de reprendre les armes pour protéger les siens, reprenant fièrement son nom de famille et jurant de faire de l'héritage Osborn quelque chose dont il pourrait être fier.
Le rebondissement le plus radical de son histoire survient avec l'arc Kindred : il est révélé que l'homme que tout le monde prend pour Harry Osborn depuis des années n'est en réalité qu'un clone, créé à son insu comme modèle génétique. Le véritable Harry, durant sa période de Bouffon Vert, avait secrètement créé une copie de son esprit sous forme d'intelligence artificielle. Celle-ci a depuis engendré, via clonage, Gabriel et Sarah Stacy, les enfants supposés de Gwen Stacy et Norman Osborn, tous deux révélés être des avatars du revenant démoniaque Kindred, agissant sous le commandement de cette IA qui n'est autre qu'une version corrompue de la psyché de Harry lui-même — brouillant rétroactivement des années de continuité et faisant de lui, malgré son absence physique du récit, l'un des architectes les plus insoupçonnés du malheur de Spider-Man.
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Né le 19 avril 1978 à Palo Alto, en Californie, James Franco est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain réputé pour son éclectisme et sa productivité hors norme. Passionné de littérature et d'art, il se fait d'abord connaître à la télévision en incarnant Daniel Desario dans la série culte Freaks and Geeks (1999-2000) de Paul Feig. Il confirme son potentiel en prêtant ses traits à l'acteur légendaire dans le téléfilm biographique Il était une fois James Dean (2001), performance qui lui vaut ses premières grandes récompenses. C'est toutefois son rôle de Harry Osborn, meilleur ami puis ennemi de Peter Parker, dans la trilogie Spider-Man (2002) de Sam Raimi — poursuivie avec Spider-Man 2 (2004) et Spider-Man 3 (2007) — qui le révèle véritablement au grand public.
L'année 2008 marque un tournant décisif dans sa carrière, avec deux projets très différents : la comédie déjantée Délire Express (2008), première d'une longue série de collaborations avec Seth Rogen, et le biopic Harvey Milk (2008) de Gus Van Sant, aux côtés de Sean Penn. Il enchaîne ensuite les rôles marquants, incarnant l'alpiniste Aron Ralston dans 127 heures (2010) de Danny Boyle, puis apparaissant dans les blockbusters La Planète des singes : Les Origines (2011) et Le Monde fantastique d'Oz (2013). Toujours partagé entre cinéma grand public et projets plus audacieux, il se distingue dans le film indépendant Spring Breakers (2012) de Harmony Korine et dans la comédie C'est la fin (2013). En 2017, il connaît une consécration critique en réalisant et interprétant Tommy Wiseau dans The Disaster Artist (2017), qui retrace le tournage du film culte The Room. Parallèlement, il poursuit une carrière télévisée fournie, notamment dans The Deuce (2017-2019) de David Simon.
Son talent lui vaut une reconnaissance notable. Au cinéma, il décroche en 2011 une nomination à l'Oscar du meilleur acteur pour 127 heures, ainsi qu'une nomination au Golden Globe dans la même catégorie. Il remporte par ailleurs deux Golden Globes : celui du meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm pour Il était une fois James Dean en 2002, et celui du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour The Disaster Artist en 2018 ; il obtient également une nomination pour Délire Express (2009). Son interprétation de James Dean lui vaut en outre une nomination au Primetime Emmy Award en 2002. Au sommet de sa productivité, il coanime même la cérémonie des Oscars 2011 aux côtés d'Anne Hathaway.
La carrière de James Franco est cependant durablement affectée par des accusations d'inconduite sexuelle. En janvier 2018, alors qu'il vient de recevoir un Golden Globe pour The Disaster Artist, cinq femmes l'accusent publiquement, dans un article du Los Angeles Times, de comportements inappropriés, quatre d'entre elles ayant été élèves de son école d'art dramatique Studio 4. En 2019, deux anciennes étudiantes engagent une action collective l'accusant d'avoir exploité sexuellement ses élèves, notamment lors d'un cours consacré aux scènes de sexe. Franco qualifie d'abord les accusations de « fausses et diffamatoires », avant de conclure en 2021 un accord amiable d'environ 2,2 millions de dollars pour clore le litige civil. La même année, il rompt le silence dans une interview et reconnaît avoir eu des relations avec des étudiantes — qu'il dit avoir crues consenties malgré le déséquilibre de pouvoir —, évoquant également des problèmes d'addiction sexuelle. Ces affaires, qui n'ont donné lieu à aucune poursuite pénale, l'ont éloigné des grands projets hollywoodiens durant plusieurs années.